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samedi 21 janvier 2012

La bonne choucroute de d'chez nous !

Ce sera la solution numéro 88 dans le cadre de l'écologisme joyeux, bien qu'il ne s'agisse pas réellement d'une solution. 88 comme l'indicatif du département des Vosges.
Dans le sillage de notre fameuse quichaton, partie 1 et partie 2, je vous livre notre recette ancestrale de la choucroute vosgienne. Nous la nommerons choucroutaton pour les besoins de la cause. Tous mes remerciements et mon amour filial vont à mon papa et mon papy Haton pour cette merveilleuse méthode que je n'ose qualifier de recette tant elle est complète :

LA CHOUCROUTATON

Facilité d’exécution : *********
Coût : *
Bon-miam : ***********
Exclusivité familiale : ******

Temps de préparation : de une à trois heure(s)
Temps d’attente avant de tirer la première choucroute : au moins 3 semaines


Pour faire une « bonne choucroute de d’chez nous »©, il vous faut d’abord du bon matériel…. Voici celui que nous utilisons dans notre village :

-1 tonneau profond en plastique blanc muni d’un couvercle
-1 linge ou un torchon propre
-1 planche en bois d’une taille à peine inférieure à la circonférence du tonneau, et d’une forme semblable (mieux vaut une planche hexagonale pour un tonneau… du même tonneau).
-1 pierre de quelques kilogrammes (granit par ex.)


Mais il faut également des bons ingrédients !!

Pour une consommation mensuelle moyenne d’un ménage pendant onze mois à raison d’une choucroute par mois environ :

-30 kilogrammes de chou râpé (ou de chou entier que tu râpes toi-même)
-1 kilogramme de gros sel
-quelques poignées de bon persil à grosses feuilles
-des clous de girofle
-des baies de genièvre
-des… épices à votre idée

Bon, vous avez tout trouvé ?
Attention, tout ce que vous lisez depuis le début de cette recette, ainsi que la suite, est une exclusivité familiale. Tout le monde ne fait pas sa choucroute comme ça. Si vous acceptez de signer la licence ci-joint, vous devrez reverser 15 251 frugmes déodatiens à l’Association Française de Défense de la Choucroute Garnie à chaque mangeage de votre choucroute.

Que faire avec vos ingrédients à présent ? C’est facile :
Si le chou est préalablement râpé, aller directement à l’étape 2

1-Si le chou n’est pas râpé à l’origine, utilisez une râpe à choucroute, objet rare et précieux que nos ancêtres fabriquaient eux-mêmes et dont le savoir-faire s’est peu à peu perdu dans les dédales du merchandising moderne qui fait rien qu’à nous imposer ses produits tout prêts mais bon je ne suis pas là pour vous faire la morale non plus. Vous n’y êtes pour rien. Si par extraordinaire vous dénichiez cet objet rare et précieux, faites bien attention à ne pas vous râper la main, le sang donne un goût un peu écœurant au mélange.

2-Bien nettoyer le tonneau destiné à recevoir la mixture.

3-Mettre une couche de chou râpé (environ 3kgs) en prenant soin de séparer les filaments pour ne pas former de « grumeaux de chou », puis ajouter une bonne poignée de gros sel, quelques feuilles de persil, 10 baies de genièvre et 4 clous de girofle (si vous aimez ça).

4-Mélanger grossièrement et vigoureusement la couche réalisée et tasser fortement le tout.

5-Répéter les opérations 2 et 3 jusqu’à épuisement du stock d’ingrédients ou jusqu’à épuisement des choucroutiers !! Ne pas re-mélanger la couche qui vient d’être ajoutée avec les couches précédentes.

5-Après épuisement (du stock), tasser le plus possible le mélange et obtenir une surface plane et horizontale. En principe, l’eau doit déjà remonter à la surface avec enthousiasme, écume et détermination.

6-Poser le linge propre sur toute la surface du mélange. Poser la planche de bois sur le linge puis la pierre sur la planche. Fermer le tonneau avec un couvercle hermétique ou muni d’un serre-couvercle.

7-Eventuellement, écumer la surface de temps à autre, toutes les semaines par exemple. Lorsque l’écume a complètement disparu, la fermentation est terminée et la choucroute est bonne à tirer ; cela prend de deux à trois semaines. Votre choucroute sera comestible pendant onze mois, exceptionnellement plus pour les aventuriers de l’œsophage perdu.

8-Vous êtes prêts à déguster la « bonne choucroute de d’chez nous »©. Pour la cuisiner après trempage, faites cuire lentement et à feu très doux votre chou. Faites cuire les cochonnailles et les pommes de terre à part puis ajoutez-les au chou sans mélanger. Le gras du lard, des saucisses et du reste doit logiquement descendre le long des filaments du chou en vertu de l’attraction terrestre. Vous pouvez également improviser vos propres recettes, nous ne sommes pas sectaires à ce point.
Et n’oubliez pas le proverbe vosgien qui signe notre recette ancestrale :
« Pour qu’la choucroute soit bonne, y faut qu’le lârd passe au travêrs !! »


Les « trucs en plus ou en moins » de la famille Haton :

-Pour tasser au maximum, nous foulons parfois la mixture avec les pieds. Pas de panique ! La fermentation détruit toutes les impuretés qui vous mycosent les orteils (une bonne idée de cosmétique associée à la gastronomie).
-La liste des condiments n’est pas exhaustive et non plus obligatoire, seuls le chou et le sel étant indispensables pour l’opération de choucroutisation (ou choucroutifaction). L’avantage d’ajouter des épices est que le chou en est parfumé avant d’être cuisiné. Pour une choucroute à la vanille, remplacez girofle, genièvre et persil par des gousses de vanille pilées. Pour une choucroute au gingembre, même topo.
-Nous ajoutons au chou à choucroute traditionnel quelques choux cabu maison, plus savoureux et plus doux. L'idée sous-jacente est d'aller jusqu'à produire soi-même ses choux pour ne plus rien devoir à personne.
-Nous utilisons du gros sel de Guérande, parce que nous aimons le sel de Guérande…
-Après avoir « tiré » la choucroute, nous la faisons dessaler dans l’eau quelques heures avant de la cuisiner. Elle en est moins acide et s’imprègne mieux de la bonne graisse dégoulinante de vos savoureuses cochonnailles suintantes. Plus vous la laisserez tremper, moins elle sera acide.
Pour une choucroute sans goût, laisser tremper deux semaines en changeant l’eau toutes les heures. Terminer à l’eau de javel le quinzième jour. Jeter le chou. Recommencer en maudissant l’auteur de ce conseil idiot.

jeudi 5 janvier 2012

L'écologisme de la joie : Solution numéro 98, acte II

Après la Solution Numéro 92 : "comment dépolluer sa maison qu'on nettoie trop avec n'importe quoi", la solution numéro 8 : "comment éviter de comparer n'importe quoi avec autre chose qui n'est pas la même chose" et la solution numéro 37 "Comment contribuer à l'augmentation de la croissance économique en consommant moins", après l'acte I du présent message, souhaitons la bienvenue à la solution numéro 98, acte II.

En raison de la taille exceptionnelle de cette solution hors normes, elle vous aura été présentée en plusieurs morceaux. Mes lecteurs et lectrices les plus anciens ont peut-être reconnu un message déjà publié par ailleurs, à l'instar de ma chère Simone :-)
La solution numéro 98 se propose de répondre à la problématique : "Comment vivre en autarcie et régaler ses amis avec un bon repas à base de quiche". C'est très simple, cela prend du temps, mais c'est très simple. Bienvenue pour la deuxième fois dans un monde de quiche maison, acte II :

Si vous prenez cette histoire en route, sachez que vous devez impérativement lire La quichaton Lorraine, part I avant ce message.

Mettons que tout se soit passé comme prévu. Je dis bien mettons. C'est très peu probable mais de toute façon nous n'avons pas le choix, il nous faut raisonner dans l'absolu et dans l'idéal.
Nous en étions restés au joli mois de juillet durant lequel vous avez moissonné, etc.
Au mois d'août, faites comme d'habitude, occupez-vous de vos animaux (vous ai-je dit de traire vos vaches et de ramasser les œufs de vos poules le plus régulièrement possible ? Peut-être pas...) et espérez que tout se passe bien.

"Désolé pour la tourte au sandre, les gars, mais ça ne mord pas.
On est bons pour une quichaton !"

Entrons maintenant dans le vif de la recette...
Quelques jours avant le 04 septembre 2018, priez pour que quelques beaux orages précèdent un ensoleillement parfait, condition nécessaire au développement de superbes agarics champêtres, que vous allez cueillir dans le pré en herbe qui jouxte votre champ semé de moutarde. Avec un peu de chance, celle-ci sera montée à temps.
Ce bel agaric sauvage remplacera avantageusement des champignons de Paris qui auront poussé dans vous ne savez quelle cave humide.
..

Certes, on ne ramasse pas toujours ce qu'on veut...

Voilà, tout est beau, tout est bien et vous voilà, le 04 septembre au matin, détenteur d'un éventail de fabuleux ingrédients frais que vous avez produits ou récoltés vous-mêmes !

Voyons plutôt la liste des ingrédients :

- De l'eau pure de la rivière
- 400 g de farine de votre blé, sans vers de farine de préférence
- 200 g de beurre frais à partir du bon lait de votre belle vache normande
- 5 œufs frais de vos poules
- 100 g de votre emmenthal affiné râpé
- De la pâte de moutarde à partir de vos graines et de la recette ancestrale des maîtres moutardiers de Dijon transmise de bouche de moutardier à oreille de vous
- 25 cl de lait du jour de votre bonne vache normande
- 200 g de crème fraîche de votre bonne vache normande, faite la veille
- 2 belles psalliotes fraîches, cueillies de préférence le matin du 04
- Deux oignons frais
- Une bonne tranche de poitrine correctement fumée
- Des herbes fraîches du jardin, selon ce que vous trouvez ou avez fait sécher
- Un peu de sel emprunté à la voisine

Et comment procéder :

- Faites votre pâte brisée avec 400 g de farine, 200 g de beurre, un peu d'eau, un peu de sel et un jaune d’œuf, mais ne comptez pas sur moi pour vous décrire la procédure en détail (ni dans le bon ordre).

- Étalez votre pâte sur un moule. Badigeonnez le fond avec de la moutarde et disposez dessus l'emmenthal râpé.

- A part, vous aurez découpé la poitrine et les oignons en dés, ainsi que les agarics en lamelles fines. Faites revenir poitrine, oignons et agarics ensemble, sans laisser brûler.

- Faites la "migaine" : battez ensemble le lait, la crème et 4 œufs entiers jusqu'à obtenir un appareil bien homogène. Ajoutez les herbes fraîches, mélangez doucement.

- Versez l'appareil sur l'emmenthal qui couvre le fond de tarte. Ajoutez-y le mélange cuit poitrine-oignons-agaric. Salez si nécessaire.




- Commencez à préparer le feu de votre four à bois.

- Préchauffez votre four 10 minutes à température élevée puis faites cuire 45 minutes à 210°. Ajustez le temps de cuisson et/ou la température en fonction de l'âge et des compétences de votre four. Retirez la quichaton quand le dessus dore sans noircir.

- Coupez la quichaton, servez tiède et attendez les compliments en restant modeste : "Non non, c'est très peu de choses, juste 15 mois de travail et 125 000 euros de dépenses..."

Faites la part (de quiche) des choses et testez cette recette en toute confiance ;))


Si vous craignez pour votre ligne, remplacez tous les produits gras par du lait de soja, des pommes et des brocolis. Servez glacé en sorbet...
Et surtout soyez heureux, le chef vous en prie.

"La quichaton n'est pas cuite, encore.
Je peux vous servir à boire ?"

Vous l'aurez compris, atteindre un tel degré d'autarcie est très difficile. C'est cependant moins une utopie qu'il n'y paraît pour certains de nos amis, qui tendent de plus en plus vers une auto-suffisance alimentaire.
Si vous les connaissiez, vous verriez que j'ai à peine forcé le trait...

A bientôt pour d'autres solutions simples et idées reçues extravagantes !

vendredi 23 décembre 2011

L'écologisme de la joie : idée reçue numéro 67

Après avoir présenté l'Idée Reçue Numéro 1 : "Il faut préserver l'environnement pour les générations futures", puis l'Idée Reçue Numéro 2 : "Il faut sauver la planète", et enfin l'Idée Reçue Numéro 44 : "Il faut vivre avec son temps !", voici venu le temps des rires et des ch... voici l'idée reçue numéro 67 :
"La recette du meilleur chocolat industriel du monde a été inventée par les Dieux !"


Et oui... Enfin, c'est ce qu'on m'a dit, parce que j'ai enquêté et tout...

"Ah, salut, tu vas bien !
- Bin ouais, et toi ?
- Ah moi, ça pulse. J'ai enfin fini tous mes cadeaux de Noël !
- La chaaaance !
- Nan mais attends, je me suis pas cassé la nénette, j'ai acheté 47 boîtes de Ferrerri Caillasse(c).
- 47 boîtes... T'es pas bien ? C'est trop de la m...
- On voit que tu n'y connais rien. Les Ferrerri Caillasse(c), ils ont été inventés par les Dieux et c'est pour nous faire plaisir que les Dieux ont donné la recette aux humains !
- Tu y crois, à ça ?
- J'ai pas à y croire, c'est la stricte vérité !
- Par les Dieux, tu dis ?
- Par les Dieux en personne ! Ça te dérange ?
- Pas spécialement. N'empêche que j'aurais tendance à penser que si c'est vrai Ils se sont bien foutus de nous et qu'Ils doivent bien se marrer, du haut de Leur pays des Dieux, de voir un type se radiner à la maison avec 47 boîtes d'un truc qui comprend plus de la moitié de son poids en sucre raffiné, et le reste en pâte de gras douteux avec des éclats de fruits secs cultivés n'importe comment. Ou alors les humains, en tant que misérables plagieurs sous-doués, se sont méchamment plantés dans la transcription de la recette originale. Si ça se trouve, c'était chémant bon au départ, et ça a été traduit en chinois, puis retraduit en français par un logiciel automatique gratuit, du style : "mélangeais la sucre, la gras hydrogénée et traces de coques à fruit".
- Punaise, t'es toujours aussi rabat-joie...
- Peut-être bien, mais n'oublie jamais une chose : tout rabat-joie que je suis, je refuse d'acheter ces fichus Ferrerri Caillasse(c) ou n'importe quoi de la même maison !"

Franchement, "inventés par les Dieux", mais quel genre de Dieux feraient une chose pareille ? Des Dieux-farceurs ?

dimanche 19 juin 2011

Salades surcomposées II

Nous sommes dans la continuité des salades de saison présentées pour la première fois il y a quelques messages.
Celle-ci a été réalisée par Véronique avec les ingrédients en légende de la première image. On reconnaîtra le talent de coloriste de l'artiste.

Pétales de fleurs : bourrache, capucine, chrysanthème comestible.
Riz basmati, 4 carottes, 2 figues sèches, 4 abricots secs, 4 olives lucques, 1/2 concombre, 2 tomates, 1 pomme, moutarde à l'ancienne, vinaigre balsamique, huile de colza, amandes, graines de courges, thym commun, thym citron, ciboulette, menthe, basilic, sel.

Un gros plan gourmand... et saisissant !

mercredi 1 juin 2011

Salades surcomposées

L'envers du verbe va devenir très provisoirement un blogue de recettes de cuisine.
Il faut dire que nous avons ces derniers jours fait preuve de la plus grande créativité en matière de salades printanières. En voici deux tout à fait représentatives, faites respectivement dimanche et lundi midi. N'ayant pas pris de photos, je les illustrerai un peu n'importe comment...
Des ingrédients sont communs à ces deux salades. Vous lez reconnaîtrez à leur couleur prune.

Salade Folle de Moutomble I (c)

Salade Folle de Moutomble 1 (c)
"Y a de la laitue ! J'en veux ! Laissez-moi entrer !!"

Ingrédients

Base
1 pomme *
2 tomates *
1/2 concombre *
1/2 laitue *

Agréments
une poignée de graines de tournesol *
8 amandes *
8 olives lucques *
une tranche de comté coupée en petits dés *

Assaisonnement
2 feuilles de céleri branche finement ciselées *
1 pincée de brins et fleurs de thym *
2 cuillerées d'huile d'olive *
1 cuillerée de vinaigre de cidre *
1 cuillerée de moutarde en grains de Dijon *


Salade Folle de Moutomble II (c)

Salade Folle de Moutomble 2 (c)
Malgré la composition colorée, le poivron vert domine

Ingrédients

Base
2 tomates *
1/2 concombre
*
1/4 de poivron vert *
100 g de riz basmati cuit et refroidi *
1 boîte de thon

Agréments
une poignée de graines de tournesol *
8 olives lucques *
8 noisettes *
une tranche de comté coupée en petits dés *
3 figues sèches coupées chacune en 4 *

Assaisonnement
2 feuilles de céleri branche finement ciselées *
2 cuillerées d'huile d'olive *
1 cuillerée de vinaigre de cidre *
1 cuillerée de moutarde en grains de Dijon
*
1 pincée de graines de sésame *


Comment procéder :
Couper ce qui est un peu gros en petits morceaux. Mélanger le tout. C'est prêt :))

Dans une variante de la deuxième recette, j'ai remplacé le riz * par du maïs * et le thon par des œufs durs *. C'était à peine moins bon...

* : Ingrédients issus de l'agriculture biologique. Le thon est pêché à la ligne.

mercredi 30 mars 2011

Tarte en brouf III, l'erratum

Suite au commentaire pertinent de l'auteure de la recette originale de la tarte en brouf aux orties, je suis dans l'obligation de signaler le correctif apporté à la recette que j'ai mise en ligne hier. J'avais oublié le bulbe de fenouil et les oignons...

mardi 29 mars 2011

Tarte en brouf II, la recette

C'était difficile, je le reconnais...
Tellement difficile qu'il aurait fallu autant de hasard que de flair pour deviner les ingrédients principaux de cette tarte tout à fait extraordinaire.
Vous avez donc "unanimement" proposé brocolis, pignons, courgettes, œufs, crème fraîche, fromage de chèvre et poireaux, sans oublier l'ingrédient "amour" sans lequel une recette n'est chez nous pas complètement complète...
L'ingrédient principal est l'ortie, cette merveilleuse espèce aux nombreuses vertus nutritives, qui délivre en outre un purin malodorant d'une excellente qualité. Voici la véritable recette, avec l'assurance que nous nous sommes régalés en dégustant le résultat !

Tartes aux orties, fenouil et branches de cèleri, sésame et fromage

La grandiose et alléchante tarte en brouf aux orties
de véronique

Ingrédients :
Une pâte brisée à dérouler
1 tranche de comté
4 œufs
2 cuillères de fromage blanc
2 branches de cèleri
Plusieurs bonnes grosses poignées d'orties
1 petit fenouil
2 oignons
Des herbes aromatiques diverses

Pas de brocoli
Pas de courgette
0 poireau
Aucune cuillère de crème fraîche

Une poignée de graines de sésame
1/2 bûche de fromage de chèvre
Une pincée de graines de tournesol
Totale absence de pignon de pin

Première étape : Cueillette et accommodement des orties

Choisissez des orties fraîches et jeunes, il y en a plein les prés et les jardins. Si votre jardin est trop bien entretenu et que vous avez totalement éradiqué cette espèce potagère vivace dépurative, allez en chercher chez les voisins ou dans n'importe quel bout de terre où elle pousse comme... de l'ortie ! Ne cueillez que les feuilles supérieures en ignorant superbement et impérativement le pied et les feuilles basses. Lavez-les soigneusement et faites-les blanchir. Faites aussi cuire les branches de cèleri et le fenouil pendant 10 minutes environ.

Deuxième étape : Préparation de l'appareil
Faites d'abord rissoler les deux oignons coupés finement dans un peu d'huile d'olive.
Mélangez dans un saladier 4 œufs entiers, deux cuillerées de fromage blanc, des herbes aromatiques coupées très fin, les feuilles d'orties finement ciselées, les oignons rissolés, les branches de cèleri et le fenouil coupés grossièrement, et la tranche de comté coupée en dés.
Salez et poivrez à votre goût. Quand l'appareil est bien homogène (façon de parler, bien sûr), versez-le sur la pâte que vous aurez préalablement déroulée (évidemment !) sur un moule

Troisième étape : La couverture
Coupez la demie bûche de chèvre en rondelles et posez délicatement les rondelles sur l'appareil, afin qu'elles ne coulent pas. Saupoudrez de graines de sésame et de tournesol sur toute la surface.

Quatrième étape : La cuisson
1 heure à 220° en surveillant régulièrement.

Cinquième étape : La dégustation
Régalez-vous en soupirant d'aise et en poussant régulièrement des râles de plaisir gustatif intense. "Cette tarte en brouf est vraiment un délice !"


Oui, c'est exact.
Ne me remerciez pas, c'est ma douce qui a tout fait :)

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Enfin le retour des stages d'écriture ! Tout le programme 2025 est disponible ci-dessous, avec les renseignements associés : STAGES  D...