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jeudi 17 février 2011

Le plat jardin qui n'est pas le mien...

Depuis ma plus tendre enfance, je suis perturbé par les jardins plats, les terrains parfaitement horizontaux...

Je ne m'étais jamais demandé pourquoi (sans doute aussi parce que j'en ai peu souffert)... mais la vérité m'est apparue lors d'une après-midi de jardinage intensif dans mon domaine penché : Depuis ma plus tendre enfance, je n'ai connu que des terrains en pente. Notre première maison à Villers, la deuxième à Vandoeuvre, la ferme de mes grands-parents paternels et même la pelouse qui est au pied de l'immeuble de mes grands-parents maternels... Des inclinaisons parfois très fortes, des dénivelés qui permettaient aux ballons de redescendre après que j'eus frappé dedans, motivant ainsi l'invention du football-tout-seul et de toute une série de jeux incluant de la déclivité dans les règles...

Notre maison actuelle est entourée de deux terrains distincts, un qui monte et un qui descend (et inversement). Jamais de ma vie je n'ai connu de jardin plat, à l'exception d'un jardinet de ville, qui est une exception puisqu'il était impossible d'y jouer au ballon.

"Le jardinet de ville plat",
histoire d'illustrer mon propos par l'exception
qui confirme la règle

Aussi, lorsque nous nous rendons chez des amis qui possèdent un terrain bien plat et, qui plus est, tondu à ras, je suis perplexe. J'ai envie de leur demander : "ça ne vous embête pas ?" Et puis je réalise combien notre enfance conditionne toute notre vie, y compris dans des domaines aussi dérisoires.
Dérisoires, les pentes de jardins ?
Pas si sûr...

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