L'événement est suffisamment important pour que cessent momentanément mes élucubrations écologisto-joyeuses au profit d'une annonce strictement littératoire.
C'est la sortie en grandes fanfare et pompe de mon premier roman édité : demain le ciel sera orange.
Le verbe au vert en parle.
Les éditions AO en parlent et le vendent déjà.
Quant à moi, j'en aurai bientôt un certain nombre d'exemplaires à disposition. Par conséquent, ne vous précipitez pas sur le bon de commande si vous pensez me croiser dans les jours ou semaines à venir ! En revanche, précipitez-vous sur la page AO dans le cas contraire, car attendre plusieurs années dans l'espoir de me voir est un calcul risqué...
L'envers du verbe sera consacré à mes activités professionnelles en tant qu'auteur, linguiste, animateur et interprète
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jeudi 10 novembre 2011
lundi 23 mai 2011
Peut-on être "exagérément" sentimental dans un monde compétitif ?
A ma propre question, je réponds oui.
Oui parce que c'est mon cas.
Oui d'un point de vue professionnel, parce que j'ai toujours mis en avant l'affectif, les émotions, au risque d'agacer les protagonistes d'un monde où chaque place se gagne avec les serres ou les griffes.
Oui parce que j'entre à nouveau dans la structure que j'ai quittée un jour avec la certitude de ne jamais y revenir.
Oui parce que la première mission qui m'a été confiée a réveillé tellement de choses...
Je vous raconterai tout ça. En attendant, je finis ma mission et je savoure l'instant présent avec intensité.
Oui parce que c'est mon cas.
Oui d'un point de vue professionnel, parce que j'ai toujours mis en avant l'affectif, les émotions, au risque d'agacer les protagonistes d'un monde où chaque place se gagne avec les serres ou les griffes.
Oui parce que j'entre à nouveau dans la structure que j'ai quittée un jour avec la certitude de ne jamais y revenir.
Oui parce que la première mission qui m'a été confiée a réveillé tellement de choses...
Je vous raconterai tout ça. En attendant, je finis ma mission et je savoure l'instant présent avec intensité.
mercredi 6 avril 2011
Le mot du jour
...
C'est le mot du jour. Il ne comporte pas de lettre.
...
Je l'ai prononcé un grand nombre de fois depuis ce midi.
...
Mais c'est parce que... parce que... IL est arrivé ! IL est là ! IL s'étale sur la tablette de mon salon !
J'ai coupé la radio pour mettre un bon disque. Idir... ou Jonasz... ou Barbara... quelque chose qui m'émeuve sans superflu...
Le mot du jour car IL est paru pour de vrai, je L'ai touché, photographié, humé et presque lu.
Je ne parlerai pas de mes textes. Je tiens simplement à dire que ceux des autres auteurs sont excellents !
C'est le mot du jour. Il ne comporte pas de lettre.
...
Je l'ai prononcé un grand nombre de fois depuis ce midi.
...
Mais c'est parce que... parce que... IL est arrivé ! IL est là ! IL s'étale sur la tablette de mon salon !
J'ai coupé la radio pour mettre un bon disque. Idir... ou Jonasz... ou Barbara... quelque chose qui m'émeuve sans superflu...
Le mot du jour car IL est paru pour de vrai, je L'ai touché, photographié, humé et presque lu.
Je ne parlerai pas de mes textes. Je tiens simplement à dire que ceux des autres auteurs sont excellents !
"Mmm... ce livre dégage vraiment un délicieux fumet !"
mercredi 2 février 2011
Précis souvenir de rêves impossibles
Il y a presque vingt ans, je vivais en colocation dans un petit appartement de la banlieue de Strasbourg.
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.
Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."
L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."
Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.

A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.
Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."
L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."
Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.

A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde
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