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mercredi 24 décembre 2014

Tout simplement

"Qui c'est pour toi, Jacques Chancel ?
- Jacques Chancel ? Tout simplement le monsieur qui m'a fait aimer la radio publique dès mon enfance et pour toute ma vie."

Tout simplement...
Et ce générique génial, je n'ai pas d'autres mots.

mercredi 8 mai 2013

Dialogue radiophonique de verbes au vert

Pour mon "retour" parmi vous, voici un lien vers une entrevue radiophonique "comme à la maison". C'est l'occasion pour vous de (re)découvrir ma voix et mes voies ;-) 
En affichant les liens vers mes blogues, le journaliste et la chaîne ont en quelque sorte provoqué cette réapparition sur le Verbe au Vert, l'Envers du Verbe et d'autres comptes Internet négligés par moi en 2013. Je les en remercie :-))
L'émission sur France Bleu Bourgogne-Auxerre est diffusée tous les jours de la semaine à 13h30. A chaque fois, quelques minutes d'entretien entre le journaliste et moi sont proposées. Pour les trois premiers jours, il est surtout question de mots, de lexique et de notre implantation dans l'Yonne.
Sous ce lien, vous pouvez trouver les trois premiers extraits :
http://www.francebleu.fr/patrimoine/lettre-ecriture/les-gens-d-ici/gens-d-ici
http://www.francebleu.fr/patrimoine/les-gens-d-ici/gens-d-ici-79
http://www.francebleu.fr/patrimoine/les-gens-d-ici/gens-d-ici-80
Love from me.
 

mercredi 23 mars 2011

Shopé en photo !!

Dans le cadre de la parution imminente d'un livre épatant, les plus grands photographes internationaux et d'autres non moins fameux se sont précipités chez moi afin d'immortaliser l'air que j'arborai à l'annonce de cette sortie.
Le résultat me plaît assez, notamment parce que les images que vous allez voir sont assez éloignées de ce à quoi j'ai pu ressembler pendant des années...
Attention, et là je m'adresse à tous ceux et toutes celles qui ne m'auraient pas revu depuis au moins 2009, vous risquez d'avoir un choc ! En effet, j'ai subi une augmentation de ...* ans, ...* kilos et ...* % de joie de vivre depuis notre dernière rencontre.

*,* et * : remplacez les trois p'tits points par le nombre à deux chiffres de votre choix.

"Vous voulez dire que Rimotises va bientôt paraître ? Vraiment ?"

"C'est une excellente nouvelle !"

"Vraiment, je suis ravi,
j'ai envie d'aller en rire ailleurs que sous ce forsythia !"

"Ha... !"

"Ha ha ha ha !!!"

mercredi 2 février 2011

Précis souvenir de rêves impossibles

Il y a presque vingt ans, je vivais en colocation dans un petit appartement de la banlieue de Strasbourg.
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.

Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."

L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."

Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.


A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde

mercredi 12 janvier 2011

Avril 2010 : rhétorique sur un mode connu, le "on" de la contestation

Les premiers soubresauts sont apparus en avril dernier.
4 mois avant de ressentir pour la première fois le désir de parler d'autre chose que de mon nombril d'écrivaillon. Voici remis sur le "bon" blogue une réflexion boiteuse sur la nécessité de parler politique quand on est un citoyen non désengagé :

"On prétend que j'aborde ici peu de questions essentielles, que je ne parle que de mon jardin, de mes écrits, de mes amis, de mon petit monde artistique...
On dit que je passe outre les vrais sujets, outre la politique, foin de la société, fi de l'environnement, boutant hors du lieu tout ce qui fait que nous sommes des êtres humains et des citoyens sur cette planète...
On dit beaucoup de choses, on s'égosille, on ergote et on a raison.
"'On' est un idiot !" insisté-je afin de renouveler le proverbe habituel.
On serait tenté de croire que je n'ai d'opinion sur rien, que les sujets de société ne m'intéressent pas et que j'esquive pour mieux parler de ce qui me plaît... C'est tout à fait faux : comme tout le monde, j'ai des avis sur tout, y compris sur les thèmes qui me sont totalement étrangers comme le réchauffement de la planète Mars. Le truc, c'est que je ne donne jamais mon avis quand on ne me le demande pas, ce qui m'a valu par le passé une réputation inappropriée de personnage indifférent.
Mais tant qu'on ne m'interroge pas explicitement, que vous raconterai-je ?

SPORT : Mon chien mène au score, soit, mais peut-on considérer comme acceptable cette manie de transporter le ballon dans sa gueule ? L'arbitre est occupé à déterrer des jacinthes.
POLITIQUE : Les passereaux continueront à boycotter les élections locales tant que des urnes spécifiques ne seront pas fixées à plus d'un mètre du sol. Les renards, les couleuvres et autres lévriers protestent : "Nous devrions rendre le vote obligatoire " nous dit l'un d'entre eux.
SOCIÉTÉ : La famille Moineau a élu domicile dans le korète du Japon, obligeant la famille Verdier à se chercher une autre demeure. De toute façon, les Verdier habitaient trop près de la maison. Au moins les Moineau n'ont-ils pas peur de nous. Le problème est qu'ils sont plus bruyants que leurs prédécesseurs, sans compter qu'ils ne nettoient jamais les communs.
ENVIRONNEMENT : Tout est normal, rassurons-nous, les nouveaux insecticides agricoles sont tout aussi efficaces que les anciens, qui viennent d'être interdits par la commission. Ça fait une semaine qu'on n'a pas vu une abeille, un bourdon ni un papillon dans le jardin. N'y a même plus de mouches... Alors qu'on ne vienne pas me parler de l'innocuité des nouveaux produits, de leur action ultra-localisée ni de leurs conditions d'utilisation restrictives. Avis à ceux qui habitent en ville et détestent les insectes : Tout va bien, ils sont tous morts."

Voilà, quinze lignes de sujets sérieux et me voilà déjà en grande rogne.
Pour me détendre, voici une image de paix en mon logis :

"L'environnement, la politique, c'est pas pour les chiens..."

dimanche 9 janvier 2011

Certains jours, oui, et d'autres non

Souvenez-vous, ou découvrez : Un jour de mars 2010, j'ai écrit sur le verbe au vert "certains jours non" parce que ce jour-là, c'était un jour non.

Mais aujourd'hui, ce jour est oui, cent fois oui.

Or le 25 mars 2010... :

Certains jours, non.
Pas des jours sans, des jours non. Un "jour sans" ne peut pas exister. Il y a toujours quelque chose avec, sauf si le jour ne vient pas.
C'est rare en Bourgogne, que le jour ne vienne pas.

Mais c'est ainsi, je suis dans un jour non.

Ni colère ni larmes, pas même de désarroi ni d'amertume.
Mon jour non est une pensée pour certains de ceux que j'aime qui traversent tristesse, douleur.
Mon jour non est comme un serment d'amitié qui dit que je suis là, que je le montre peu, mais que je suis toujours là.
Mon jour non est une pensée pour ceux que j'aime qui ne traversent ni tristesse ni douleur.
Mon message du jour, comprenez-le, n'a rien à voir avec moi.
C'est un jour non qui n'appartient qu'à vous.

Dans la maison sous le lampadaire,
quelqu'un passe un jour non en pensant à vous.

PROGRAMME 2025 STAGES D'ÉCRITURE colorés de stylistique

Enfin le retour des stages d'écriture ! Tout le programme 2025 est disponible ci-dessous, avec les renseignements associés : STAGES  D...