Oui, il faut demander pardon. Nous avons été vilains, reconnaissons-le.
Pardon pour avoir fermé les yeux pendant des décennies sur une déforestation sauvage qui permit d'exploiter certains produits indispensables à l'onctuosité de nos produits préférés.
Pardon pour n'avoir pas vu la transition entre cette déforestation sauvage et la création d'un label de durabilité qui légitime rétrospectivement cette déforestation en installant l'état des lieux.
Pardon, dans un même ordre d'idées, de confondre durabilité des cultures et pérennité des sols. Car quand le verger est épuisé, c'est tout le terrain qui est mort.
Pardon d'avoir accepté pendant des années d'entendre toutes les heures, en bon téléphage moyen, qu'un produit saturé en sucre raffiné et en graisse végétale était bon pour la santé des enfants du petit déjeuner au souper.
Pardon de laisser une représentante de l’État se ridiculiser dans une action hautement démagogique mais tout aussi casse-figure en dénigrant ce que nous savons.
Pardon pour cette addiction habile qu'engendrent des produits sur-sucrés au point qu'aucune réflexion n'est plus possible quand on en mange, à l'instar du déni des fumeurs ou des buveurs face à l'évidence.
Pardon pour l'exploitation de populations locales au profit de la goberge collective des pays occidentaux, populations locales dont on loue le fait "qu'elles aient du travail" grâce à nous, braves mangeurs de saletés visqueuses à la recette immonde, et non seulement du travail, mais aussi des grands espaces dégagés de cette forêt tropicale qui faisait rien qu'à être là.
Pardon pour les procès intentés à des produits concurrents moins nocifs, mais à la composition guère plus engageante quand on y regarde de plus près.
Bien entendu, il faut aussi demander pardon de demander pardon, parce qu'on nous objectera à juste titre que les multinationales ne possèdent pas les cultures, lesquelles sont majoritairement la propriété des coopératives locales. Par ailleurs, les mêmes cultures ne nécessitent pas l'emploi massif de pesticides en raison du faible nombre de pestes les atteignant...
Mais de toute façon, pourquoi, vraiment, pourquoi mettre 20 % de cette graisse (et 40 % de sucre blanc) contenant 50 % d'acides gras saturés dans un produit destiné à des enfants ? Qu'est-ce qu'ils nous ont fait pour qu'on leur fasse avaler ça au point de les rendre dépendants ?
Alors pardon à tous. Il fallait bien ça pour relancer un débat récurrent mais étouffé : nous acceptons de manger n'importe quoi et nous ne voulons pas savoir comment est produit et fabriqué ce que nous mangeons.
Et ça, cela ne pardonne pas.
L'envers du verbe sera consacré à mes activités professionnelles en tant qu'auteur, linguiste, animateur et interprète
Affichage des articles dont le libellé est coup de gueule. Afficher tous les articles
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jeudi 18 juin 2015
mercredi 20 juillet 2011
gentillesse et ses limites
Normalement, je ne me fâche jamais. Avec personne.
Mais il demeure un sujet sur lequel je ne peux pas transiger, parce que ma vie est en jeu, ainsi que celle de beaucoup d'autres personnes : la conduite automobile.
En tant qu'être humain responsable, je considère que le respect du code de la route correspond au respect que je dois à autrui et n'est donc pas un torchon avec lequel je me... mais passons. Depuis quelques mois, les doublements par la droite, ou dans les virages à 110, ou d'autres fantaisies de vilains farceurs à moteur me fâchent de plus en plus. Un camion qui me colle et me klaxonne à 80 sur une départementale un jour de pluie, c'est insupportable. D'autant plus insupportable, d'ailleurs, que je ne suis pas habilité à lui enlever les 6 points pour non-respect des distances de sécurité, 3 points pour doublement par franchissement d'une ligne continue, un point pour usage intempestif d'avertisseur sonore, 3 autres points pour dépassement de la vitesse autorisée et enfin 1498 points pour mise en danger de la vie d'autrui.
Cela s'appelle agir impunément et je trouve cela insupportable.
Alors je préviens tout de suite mes amis et proches, avec lesquels j'entretiens les meilleures relations du monde : toute discussion au sujet de la route risque de me mettre dans un état de mécontentement proche de la colère.
Mais il demeure un sujet sur lequel je ne peux pas transiger, parce que ma vie est en jeu, ainsi que celle de beaucoup d'autres personnes : la conduite automobile.
En tant qu'être humain responsable, je considère que le respect du code de la route correspond au respect que je dois à autrui et n'est donc pas un torchon avec lequel je me... mais passons. Depuis quelques mois, les doublements par la droite, ou dans les virages à 110, ou d'autres fantaisies de vilains farceurs à moteur me fâchent de plus en plus. Un camion qui me colle et me klaxonne à 80 sur une départementale un jour de pluie, c'est insupportable. D'autant plus insupportable, d'ailleurs, que je ne suis pas habilité à lui enlever les 6 points pour non-respect des distances de sécurité, 3 points pour doublement par franchissement d'une ligne continue, un point pour usage intempestif d'avertisseur sonore, 3 autres points pour dépassement de la vitesse autorisée et enfin 1498 points pour mise en danger de la vie d'autrui.
Cela s'appelle agir impunément et je trouve cela insupportable.
Alors je préviens tout de suite mes amis et proches, avec lesquels j'entretiens les meilleures relations du monde : toute discussion au sujet de la route risque de me mettre dans un état de mécontentement proche de la colère.
jeudi 26 mai 2011
Impressions bizarres, impressions d'Islande
Je suis un peu fâché.
Avec mon oreille qui traîne, j'ai entendu ces phrases idiotes les jours précédents :
"Y nous font ch... ces Islandais !"
"Y pourraient pas le garder, leur volcan de m...?"
"De toute façon, c'est un pays qui sert à rien !"
Les Islandais "apprécieront", comme on dit. Je ne suis pas Islandais et je n'apprécie pas.
En l'occurrence, l'événement volcanique m'a fait réaliser l'ampleur du phénomène aéronautique et son implication sur nos vies. Des centaines de vols dans tous les pays du monde, tous les jours...
Quand j'ai entendu ça, je me suis demandé : "jusqu'à quand...?"
"Jusqu'à quand ?" Même pas pourquoi, parce que pourquoi c'est insultant pour ceux qui construisent, prennent et font voler les avions. Insultant pour l'économie mondiale, insultant pour la croissance, la libre circulation des machins et le libre-échange des trucs...
Mais jusqu'à quand ?, bon rat de marée !
Les volcans d'Islande, puisque telle est la nationalité que leur prêtent les humoristes et les voyageurs, cracheront encore en l'air pour attraper les mouches bien après le vol du dernier aircar.
Avec mon oreille qui traîne, j'ai entendu ces phrases idiotes les jours précédents :
"Y nous font ch... ces Islandais !"
"Y pourraient pas le garder, leur volcan de m...?"
"De toute façon, c'est un pays qui sert à rien !"
Les Islandais "apprécieront", comme on dit. Je ne suis pas Islandais et je n'apprécie pas.
En l'occurrence, l'événement volcanique m'a fait réaliser l'ampleur du phénomène aéronautique et son implication sur nos vies. Des centaines de vols dans tous les pays du monde, tous les jours...
Quand j'ai entendu ça, je me suis demandé : "jusqu'à quand...?"
"Jusqu'à quand ?" Même pas pourquoi, parce que pourquoi c'est insultant pour ceux qui construisent, prennent et font voler les avions. Insultant pour l'économie mondiale, insultant pour la croissance, la libre circulation des machins et le libre-échange des trucs...
Mais jusqu'à quand ?, bon rat de marée !
Les volcans d'Islande, puisque telle est la nationalité que leur prêtent les humoristes et les voyageurs, cracheront encore en l'air pour attraper les mouches bien après le vol du dernier aircar.
samedi 7 mai 2011
Des choses qui ne m'amusent plus
Entendu un jour, sans réponse de ma part à l'époque :
"C'est pas celui qui colle qui est dangereux, c'est celui qui est devant et qui se traîne à 80 !"
Après le fameux :
"J'y passe plus, y a des radars !"
"Si tu bois, prends la route de Précy-sous-Tamère, y a jamais de gendarmes (NDS : mais y a tous les autres pochtrons de la région)"
"Chuis désolé, c'est pas les types qui roulent à 180 sur l'autoroute qui sont dangereux, c'est ceux qui sont à 100 ou 110 !"
ou alors, le pompon :
"Si on respectait le code, on pourrait plus rien faire !"
Vous l'aurez compris, je suis assez tendu sur ces questions de sécurité collective.
L'illustration du premier adage nous a été donnée mardi dernier. Nous roulions sur une de nos belles routes de campagne quand nous avons été doublés à la coyote par un "bolide", qui a aussitôt collé au derrière de la voiture qui nous précédait. Une succession de virages n'offrait plus la possibilité de doubler dans l'immédiat. Je prends de la distance, par prudence... et bien m'en a pris. Quelques instants plus tard, nous retrouvons la voiture-coyote sortie de la route, à un endroit où heureusement pour elle le fossé était peu creusé...
Résultat des courses, cet abruti qui était devant et qui ne roulait pas assez vite a contraint l'excellent conducteur qui le collait de près à se jeter dans le décor pour éviter une collision dont la lenteur du premier nommé aurait été la seule responsable...
Non mais sérieusement, s'il vous plaît, pensez aux distances de sécurité... et si vous les trouvez trop contraignantes, divisez-les par deux, ce sera toujours plus que celles pratiquées par ce conducteur-coyote de mardi dernier.
Soyez heureux.
"C'est pas celui qui colle qui est dangereux, c'est celui qui est devant et qui se traîne à 80 !"
Après le fameux :
"J'y passe plus, y a des radars !"
"Si tu bois, prends la route de Précy-sous-Tamère, y a jamais de gendarmes (NDS : mais y a tous les autres pochtrons de la région)"
"Chuis désolé, c'est pas les types qui roulent à 180 sur l'autoroute qui sont dangereux, c'est ceux qui sont à 100 ou 110 !"
ou alors, le pompon :
"Si on respectait le code, on pourrait plus rien faire !"
Vous l'aurez compris, je suis assez tendu sur ces questions de sécurité collective.
L'illustration du premier adage nous a été donnée mardi dernier. Nous roulions sur une de nos belles routes de campagne quand nous avons été doublés à la coyote par un "bolide", qui a aussitôt collé au derrière de la voiture qui nous précédait. Une succession de virages n'offrait plus la possibilité de doubler dans l'immédiat. Je prends de la distance, par prudence... et bien m'en a pris. Quelques instants plus tard, nous retrouvons la voiture-coyote sortie de la route, à un endroit où heureusement pour elle le fossé était peu creusé...
Résultat des courses, cet abruti qui était devant et qui ne roulait pas assez vite a contraint l'excellent conducteur qui le collait de près à se jeter dans le décor pour éviter une collision dont la lenteur du premier nommé aurait été la seule responsable...
Non mais sérieusement, s'il vous plaît, pensez aux distances de sécurité... et si vous les trouvez trop contraignantes, divisez-les par deux, ce sera toujours plus que celles pratiquées par ce conducteur-coyote de mardi dernier.
Soyez heureux.
jeudi 28 avril 2011
Bonne nouvelle du climat
Alors certes, il a fait un tout petit chaud et un poil sec en avril... mais nous aurions tort de nous plaindre car on m'a glissé à l'oreille que les ventes d'insecticides ont explosé ce mois écoulé.
Merci à vous tous pour cet effort remarquable en faveur de l'économie du pays.
Et merci aux acteurs, aux producteurs, aux distributeurs.
Ce n'est pas la seule bonne nouvelle. En effet, le temps restera chaud et sec, et la Bourse monte.
Honnêtement, nous rendons-nous compte de ce que nous faisons, disons et entendons ? Est-ce une vocation universelle qui nous pousse à accepter de considérer comme bonnes des nouvelles qui devraient au mieux nous laisser perplexes ?
Vous avez le droit de dire que je suis de mauvaise humeur parce que le soleil est caché par les nuages.
"CQFD !" ajouteront les plus retors d'entre vous.
Je m'incline devant la logique biologique.
Merci à vous tous pour cet effort remarquable en faveur de l'économie du pays.
Et merci aux acteurs, aux producteurs, aux distributeurs.
Ce n'est pas la seule bonne nouvelle. En effet, le temps restera chaud et sec, et la Bourse monte.
Honnêtement, nous rendons-nous compte de ce que nous faisons, disons et entendons ? Est-ce une vocation universelle qui nous pousse à accepter de considérer comme bonnes des nouvelles qui devraient au mieux nous laisser perplexes ?
Vous avez le droit de dire que je suis de mauvaise humeur parce que le soleil est caché par les nuages.
"CQFD !" ajouteront les plus retors d'entre vous.
Je m'incline devant la logique biologique.
vendredi 15 avril 2011
Le grand retour de la science
Ce matin, sur ma chaîne de radio préférée, on invitait monsieur le Professeur Jovial, éminent spécialiste de tous les sujets qui fâchent et divisent.
Ce matin, il était venu parler de l'énergie nucléaire, de sa réalité et des risques qui lui sont liés. L'entreprise était audacieuse car elle visait à faire la promotion de cette filière en nous rassurant sur la réalité des choses.
Je ne suis pas un grand physicien mais j'ai une formation scientifique solide. Et à la base de cette formation, j'ai appris qu'un argumentaire est faible dès lors qu'on justifie une opinion par un élément qui n'a rien à voir avec le sujet. Je m'explique : Monsieur Jovial dit qu'il ne faut pas avoir peur du nucléaire car nous avons plus de chances de mourir dans un accident de voiture qu'à cause d'un accident de centrale. Outre qu'il s'agit d'une opinion invérifiable, c'est d'abord la confrontation de deux sujets sans rapport : voiture-centrale nucléaire. Seul le mot accident leur est commun.
Autre argumentaire qu'on entend malheureusement souvent et qui est un raccourci sans valeur : Pourquoi craindre le nucléaire, les pesticides, la soi-disant pollution de l'eau et des sols, les médicaments, les OGM, les téléphones portables alors qu'on n'a jamais vécu aussi vieux ?
Mais oui, enfin, c'est grâce à tout ça qu'on vit aussi vieux, CQFD !
Ce monsieur me fâche à chaque fois que je l'entends, non pas à cause des sujets traités mais à cause des raccourcis qu'il emploie pour nous faire avaler son point de vue. Comme il est un scientifique, et des meilleurs, je trouve ça décevant car il sait très bien que son argumentaire est totalement indéfendable.
C'est pourquoi je vous le dis : s'il avait raison, ce qui n'est pas totalement impossible, ce serait un pur hasard.
Soyez heureux et croyez qui vous voulez.
Ce matin, il était venu parler de l'énergie nucléaire, de sa réalité et des risques qui lui sont liés. L'entreprise était audacieuse car elle visait à faire la promotion de cette filière en nous rassurant sur la réalité des choses.
Je ne suis pas un grand physicien mais j'ai une formation scientifique solide. Et à la base de cette formation, j'ai appris qu'un argumentaire est faible dès lors qu'on justifie une opinion par un élément qui n'a rien à voir avec le sujet. Je m'explique : Monsieur Jovial dit qu'il ne faut pas avoir peur du nucléaire car nous avons plus de chances de mourir dans un accident de voiture qu'à cause d'un accident de centrale. Outre qu'il s'agit d'une opinion invérifiable, c'est d'abord la confrontation de deux sujets sans rapport : voiture-centrale nucléaire. Seul le mot accident leur est commun.
Autre argumentaire qu'on entend malheureusement souvent et qui est un raccourci sans valeur : Pourquoi craindre le nucléaire, les pesticides, la soi-disant pollution de l'eau et des sols, les médicaments, les OGM, les téléphones portables alors qu'on n'a jamais vécu aussi vieux ?
Mais oui, enfin, c'est grâce à tout ça qu'on vit aussi vieux, CQFD !
Ce monsieur me fâche à chaque fois que je l'entends, non pas à cause des sujets traités mais à cause des raccourcis qu'il emploie pour nous faire avaler son point de vue. Comme il est un scientifique, et des meilleurs, je trouve ça décevant car il sait très bien que son argumentaire est totalement indéfendable.
C'est pourquoi je vous le dis : s'il avait raison, ce qui n'est pas totalement impossible, ce serait un pur hasard.
Soyez heureux et croyez qui vous voulez.
dimanche 3 avril 2011
Votez pour moi, de préférence
Mes chers compatr...
Mes chers lecteurs, je sais que beaucoup d'entre vous attendent ma réaction au sujet de la réintégration de F.R. au sein de l'équipe de France de balle au pied. Le sujet étant particulièrement sensible, je préfère laisser passer le temps et l'encre (des autres) avant de me prononcer.
Pour l'heure, je souhaiterais revenir sur la question du vote et de l'abstention, à la suite de la moralisatrice opinion que j'affichai aux environs du 21 mars.
J'ai entendu que l'abstention avait été aussi forte au second tour qu'au premier. J'en fus très déçu mais j'ai quand même écouté les analyses "à chaud" de nos amis politiciens et journalistes. Eh bien, hélas, je comprends la faible mobilisation de mes concitoyens.
D'un côté deux grands partis dits "de gouvernement" qui se chamaillent comme des écoliers :
"C'est à cause de toi si les méchants sont méchants !
- Nan ! C'est toi qui es bête ! Sans toi, les gens n'auraient pas voté pour les méchants !
- Nan ! C'est ton ancien chef qui est mort qui a fait venir les méchants ! Et maintenant on ne peut plus les faire partir !"
De l'autre, des journalistes qui n'arrivent pas à faire une phrase sans prononcer le nom des présumés méchants.
Et au milieu, les fameux méchants qui ramassent les miettes en se régalant à l'avance de la politique de division et d'exclusion qu'ils pourraient mener en cas d'enterrement définitif de leurs adversaires.
Après une telle défaite du droit de vote, je m'attendais à ce que les candidats républicains montrassent humilité, embarras, auto-critique, courage et détermination. Dans l'ordre.
Il n'y a rien eu de tel.
Rien que des querelles d'écolier autour d'un présumé parti des méchants que la majorité des Français jugent désormais fréquentable, selon un sondage Débilos-SoFresh.
Alors oui, mesdames et messieurs, je comprends que les 2/3 de vos voisins et amis ne soient pas allés voter.
Je campe cependant sur mes positions parce que d'après ce que j'ai cru comprendre, l'abstention, les fommes politiques (oui, je n'aime pas dire "les hommes politiques" tout seul et je trouve que "les femmes et les hommes politiques" c'est trop long et trop pompeux, alors je dis "les fommes", c'est comme ça) s'en tamponnent l'affiche électorale.
C'est pourquoi je fais un appel au vote pour toutes les prochaines élections : Soyez 100 % à aller voter mais ne votez pour aucun des trois partis dont je parle sans les citer ! Cela sera réellement de nature à les ennuyer ! Cela, croyez-moi les obligera à se remettre en question ! Et si aucun candidat en dehors des trois "principaux" ne vous convient, à la rigueur votez pour moi...
Je serai parfaitement incompétent mais vous aurez l'assurance que je ne veux que votre bien.
Comme le dit un philosophe célèbre qui se prend parfois pour un diplomate : "Heureusement, de telles choses n'arriveraient pas en France..."
Oui, heureusement.
Soyez heureux et lisez beaucoup (à commencer par les Rimotises)
Mes chers lecteurs, je sais que beaucoup d'entre vous attendent ma réaction au sujet de la réintégration de F.R. au sein de l'équipe de France de balle au pied. Le sujet étant particulièrement sensible, je préfère laisser passer le temps et l'encre (des autres) avant de me prononcer.
Pour l'heure, je souhaiterais revenir sur la question du vote et de l'abstention, à la suite de la moralisatrice opinion que j'affichai aux environs du 21 mars.
J'ai entendu que l'abstention avait été aussi forte au second tour qu'au premier. J'en fus très déçu mais j'ai quand même écouté les analyses "à chaud" de nos amis politiciens et journalistes. Eh bien, hélas, je comprends la faible mobilisation de mes concitoyens.
D'un côté deux grands partis dits "de gouvernement" qui se chamaillent comme des écoliers :
"C'est à cause de toi si les méchants sont méchants !
- Nan ! C'est toi qui es bête ! Sans toi, les gens n'auraient pas voté pour les méchants !
- Nan ! C'est ton ancien chef qui est mort qui a fait venir les méchants ! Et maintenant on ne peut plus les faire partir !"
De l'autre, des journalistes qui n'arrivent pas à faire une phrase sans prononcer le nom des présumés méchants.
Et au milieu, les fameux méchants qui ramassent les miettes en se régalant à l'avance de la politique de division et d'exclusion qu'ils pourraient mener en cas d'enterrement définitif de leurs adversaires.
Après une telle défaite du droit de vote, je m'attendais à ce que les candidats républicains montrassent humilité, embarras, auto-critique, courage et détermination. Dans l'ordre.
Il n'y a rien eu de tel.
Rien que des querelles d'écolier autour d'un présumé parti des méchants que la majorité des Français jugent désormais fréquentable, selon un sondage Débilos-SoFresh.
Alors oui, mesdames et messieurs, je comprends que les 2/3 de vos voisins et amis ne soient pas allés voter.
Je campe cependant sur mes positions parce que d'après ce que j'ai cru comprendre, l'abstention, les fommes politiques (oui, je n'aime pas dire "les hommes politiques" tout seul et je trouve que "les femmes et les hommes politiques" c'est trop long et trop pompeux, alors je dis "les fommes", c'est comme ça) s'en tamponnent l'affiche électorale.
C'est pourquoi je fais un appel au vote pour toutes les prochaines élections : Soyez 100 % à aller voter mais ne votez pour aucun des trois partis dont je parle sans les citer ! Cela sera réellement de nature à les ennuyer ! Cela, croyez-moi les obligera à se remettre en question ! Et si aucun candidat en dehors des trois "principaux" ne vous convient, à la rigueur votez pour moi...
Je serai parfaitement incompétent mais vous aurez l'assurance que je ne veux que votre bien.
dans toutes les langues de la communauté européenne !
Comme le dit un philosophe célèbre qui se prend parfois pour un diplomate : "Heureusement, de telles choses n'arriveraient pas en France..."
Oui, heureusement.
Soyez heureux et lisez beaucoup (à commencer par les Rimotises)
lundi 21 mars 2011
Mémoire courte et morale personnelle
Je me souviens parfaitement du printemps 2002. J'étais allé voter, comme à chaque fois, pour le premier tour d'une élection mineure destinée à pourvoir un poste de peu d'importance. Malgré tout, j'y allai parce que voter est ma première action politique avant quelque autre.
Je me souviens parfaitement du résultat et de la vague d'indignation qu'il a suscitée, des sentiments terribles, d'injustice et de colère pour la plupart de ceux qui étaient allés voter, de honte et de colère pour beaucoup de ceux qui n'y étaient pas allés.
Je me souviens de ces discussion animées entre amis où nous faillîmes en venir aux mains, parce que nous en voulions à ceux qui étaient restés chez eux en pensant que "c'était déjà joué" et qui "osaient" s'indigner du résultat sorti des urnes. Je me souviens avoir perdu mon sang-froid en entendant un ami, d'ordinaire très scrupuleux, prétendre que "nous avions ce que nous méritons" alors qu'il était resté chez lui, en ce qui le concerne.
Je me souviens de la grande mobilisation qui s'en est suivie, de la honte collective, de la promesse du "plus jamais ça"...
Je me souviens de la mobilisation du deuxième tour et du discours des repentis qui reconnaissaient qu'il aurait mieux valu commencer par assurer le premier avant de sauver les meubles sur le second.
Heureusement, c'était une toute petite élection de rien du tout... mais j'y étais, comme à chaque fois.
Je me souviens de tout, avec une netteté parfaite.
Vous en souvenez-vous, vous ?
J'entends aujourd'hui que les Français s'abstiennent pour trois raisons majeures :
- Les candidats sont mauvais.
- Ils ne voient pas à quoi servent les élections parce que tout leur paraît déjà joué par ailleurs.
- Les cantonales, c'est nul.
J'entends et je comprends ces arguments mais je ne les cautionne pas. Même si c'était vrai, que les candidats étaient des tocards, que l'élection ne servait à rien et que l'enjeu me paraissait minable, j'irais quand même voter, quitte à glisser une enveloppe vide dans l'urne.
Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois que je vote, j'ai le sentiment de donner ma voix à la démocratie ; je donne ma voix à mes compatriotes, je donne ma voix au monde entier, libre ou non-libre, qui possède ou aimerait posséder le droit à l'expression libre et non contrainte. Dans ma morale personnelle, je vote par respect pour l'humanité toute entière.
Céder aux trois arguments ci-dessus, cela ressemblerait pour moi à marquer volontairement un but contre mon camp sous prétexte que mon équipe est déjà menée au score. Pour ceux qui ne comprendraient pas ma métaphore footballistique, et je les en félicite, ce serait comme me tirer une balle dans le pied gauche alors que ma jambe droite est fracturée.
Sinon, si je ne respectais pas cette morale qui m'est propre, j'aurais l'impression de trahir les miens et je dirais, comme je l'ai entendu en 2002 : "Nous avons ce que nous méritons".
Entendons-nous bien, je ne suis pas en train de faire la morale aux non-votants, j'estime qu'ils sont assez grands pour prendre leurs responsabilités sans avoir besoin de mes conseils. Je vous explique simplement pourquoi moi je suis un votant systématique, à toutes les élections, à tous les tours. Je vote pour la démocratie. Et j'accepterais de me tromper le cas échéant.
Je me souviens parfaitement du résultat et de la vague d'indignation qu'il a suscitée, des sentiments terribles, d'injustice et de colère pour la plupart de ceux qui étaient allés voter, de honte et de colère pour beaucoup de ceux qui n'y étaient pas allés.
Je me souviens de ces discussion animées entre amis où nous faillîmes en venir aux mains, parce que nous en voulions à ceux qui étaient restés chez eux en pensant que "c'était déjà joué" et qui "osaient" s'indigner du résultat sorti des urnes. Je me souviens avoir perdu mon sang-froid en entendant un ami, d'ordinaire très scrupuleux, prétendre que "nous avions ce que nous méritons" alors qu'il était resté chez lui, en ce qui le concerne.
Je me souviens de la grande mobilisation qui s'en est suivie, de la honte collective, de la promesse du "plus jamais ça"...
Je me souviens de la mobilisation du deuxième tour et du discours des repentis qui reconnaissaient qu'il aurait mieux valu commencer par assurer le premier avant de sauver les meubles sur le second.
Heureusement, c'était une toute petite élection de rien du tout... mais j'y étais, comme à chaque fois.
Je me souviens de tout, avec une netteté parfaite.
Vous en souvenez-vous, vous ?
J'entends aujourd'hui que les Français s'abstiennent pour trois raisons majeures :
- Les candidats sont mauvais.
- Ils ne voient pas à quoi servent les élections parce que tout leur paraît déjà joué par ailleurs.
- Les cantonales, c'est nul.
J'entends et je comprends ces arguments mais je ne les cautionne pas. Même si c'était vrai, que les candidats étaient des tocards, que l'élection ne servait à rien et que l'enjeu me paraissait minable, j'irais quand même voter, quitte à glisser une enveloppe vide dans l'urne.
Pourquoi ? Parce qu'à chaque fois que je vote, j'ai le sentiment de donner ma voix à la démocratie ; je donne ma voix à mes compatriotes, je donne ma voix au monde entier, libre ou non-libre, qui possède ou aimerait posséder le droit à l'expression libre et non contrainte. Dans ma morale personnelle, je vote par respect pour l'humanité toute entière.
Céder aux trois arguments ci-dessus, cela ressemblerait pour moi à marquer volontairement un but contre mon camp sous prétexte que mon équipe est déjà menée au score. Pour ceux qui ne comprendraient pas ma métaphore footballistique, et je les en félicite, ce serait comme me tirer une balle dans le pied gauche alors que ma jambe droite est fracturée.
Sinon, si je ne respectais pas cette morale qui m'est propre, j'aurais l'impression de trahir les miens et je dirais, comme je l'ai entendu en 2002 : "Nous avons ce que nous méritons".
Entendons-nous bien, je ne suis pas en train de faire la morale aux non-votants, j'estime qu'ils sont assez grands pour prendre leurs responsabilités sans avoir besoin de mes conseils. Je vous explique simplement pourquoi moi je suis un votant systématique, à toutes les élections, à tous les tours. Je vote pour la démocratie. Et j'accepterais de me tromper le cas échéant.
lundi 10 janvier 2011
La nature, c'est sale, il ne faut pas y toucher
Entendu aujourd'hui à la radio, un projet de loi visant à interdire l'utilisation directe des plantes comme médicaments est en préparation. Dit comme cela, on peut imaginer que c'est une façon d'éviter le charlatanisme, sauf que... sauf que le journaliste creuse un peu et demande à son interlocuteur, qui est chimiste :
"Est-ce que cela signifie que le simple citoyen n'aura théoriquement plus le droit de ramasser des herbes devant chez lui pour se faire des tisanes ou des remèdes maison ?"
Réponse catégorique mais bafouillante de l'intervenant :
"Bien entendu, on ne peut pas laisser faire n'importe quoi aux gens. Il faut un minimum de contrôle. Ramasser n'importe quelle plante est dangereux."
En entendant cela, je m'indigne, je bouillonne...
Les grainetiers industriels ont ouvert la brèche dans laquelle tous les industriels veulent s'engouffrer.
"Ramasser des plantes" est assimilé à "faire n'importe quoi".
"Un minimum de contrôle" signifie que le droit encadrera chacun de nos gestes ne conduisant pas à l'achat de produits modifiés par une industrie agréée
et l'intervenant de (sa) bonne foi considère qu'un particulier "ramasse n'importe quelle plante" et non pas celles qu'il sait ou suppose bénéfiques.
Entendre cela me scandalise et me renvoie également à un autre scandale législatif : celui qui interdisait aux simples citoyens de transmettre la recette du purin d'ortie.
Alors je vous le dis, amis de la terre et des terriens, la rébellion silencieuse et douce nous appartient. Ramassons des plantes, faisons du purin d'ortie, œuvrons dans l'ombre et la lumière pour que notre sous-sol et nos organismes restent ou redeviennent sains...
Le journaliste n'était heureusement pas complaisant et a ainsi posé la question qui m'agitait :
"Mais l'industrie pharmaceutique ne nous a pas toujours donné que des produits inoffensifs et sûrs. Pourquoi seraient-ils plus fiables que les plantes que nous ramassons ?"
Car combien de médicaments ont été retirés de la vente pour leurs effets secondaires désastreux ? Comment pourrait-on croire que les laboratoires sont moins intéressés par l'argent que par notre bien-être ? Qui nous fera avaler des médicaments dont nous ne connaissons pas les effets néfastes à long terme ?
Comme un clin d'œil par anticipation, j'avais intégré ce funeste projet de loi à mon roman "la folie des trisantesmes" dont le thème principal est justement le contrôle total des choix les plus élémentaires de la Société par les instances gouvernementales.
Petit extrait de mon roman en cours :
Celui-ci, je le prends ou je ne le prends pas ?
Impossible de déterminer s'il souffre à cause de sa maladie ou par la faute du traitement qui soigne tout et n'importe quoi.
Les pilules de Toutenlév se reconnaissent à leurs couleurs marbrées indéfinissables, ainsi qu'à leur forme aléatoire, pour ne pas dire biscornue. Celles qu'Eugène prenait avant étaient roses, bleues, ou blanches le plus souvent. Elles étaient bien rondes ou parfaitement ovales. Elles avaient un nom rassurant, connu depuis des années, Déflatil, Proctalor, Cuoromen... Il fallait parfois s'habituer à un médicament générique ; ces maudits génériques, autres couleurs, autres formes, autres noms... Mais bon, on s'y faisait et le cerveau s'en débrouillait très bien au bout d'un certain temps. Au moins, même en se distinguant des originaux, les génériques étaient toujours semblables à eux-mêmes.
Tout a changé avec le recyclage, l'anti-gaspillage, les trous cumulés de l'assurance sociale et de la couche d'ozone, le réchauffement de la planète et le refroidissement des finances, tous érigés comme alibis à une vaste réforme de société... Un nouveau courant est né et s'est imposé. Les gouvernants ont plongé dans le piège édulcoré. La radio d'Eugène, justement, lui délivre le message quotidien des chaînes publiques, un message tutoyifère et infantilisant, qu'il connaît pas coeur :
« Salut à toi, homme du présent ! Il te reste des médicaments périmés ou dont tu n'as plus l'usage ? Tu es soucieux de l'environnement et ne veux pas les jeter dans une poubelle ordinaire ? Alors n'hésite plus, ramène-les au centre de récupération des médicaments de ton quartier, ou de ton canton si tu es un rural. Tu feras ainsi un geste citoyen, responsable et gratuit.
C'était un message du collectif Trisantème, Tri SAnitaire et Naturel de TEs MEdicaments »
On nous prend vraiment pour des cons, songe-t-il en avalant néanmoins le remède trapézoïdale strié de brun. Et le pire, c'est que ça marche, pense-t-il en avalant son verre d'eau, lequel passe par le trou du dimanche. Je suis un con parmi les cons.
Malgré tout, il accepte sa condition, et cela ne l'empêche pas de souffrir toujours plus. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Allez retrouver l'orientateur ? Je ne pourrais même pas conduire jusque là-bas...
La folie des Trisantesmes, Chapitre 2, Sébastien Haton
"Est-ce que cela signifie que le simple citoyen n'aura théoriquement plus le droit de ramasser des herbes devant chez lui pour se faire des tisanes ou des remèdes maison ?"
Réponse catégorique mais bafouillante de l'intervenant :
"Bien entendu, on ne peut pas laisser faire n'importe quoi aux gens. Il faut un minimum de contrôle. Ramasser n'importe quelle plante est dangereux."
En entendant cela, je m'indigne, je bouillonne...
Les grainetiers industriels ont ouvert la brèche dans laquelle tous les industriels veulent s'engouffrer.
"Ramasser des plantes" est assimilé à "faire n'importe quoi".
"Un minimum de contrôle" signifie que le droit encadrera chacun de nos gestes ne conduisant pas à l'achat de produits modifiés par une industrie agréée
et l'intervenant de (sa) bonne foi considère qu'un particulier "ramasse n'importe quelle plante" et non pas celles qu'il sait ou suppose bénéfiques.
Entendre cela me scandalise et me renvoie également à un autre scandale législatif : celui qui interdisait aux simples citoyens de transmettre la recette du purin d'ortie.
Alors je vous le dis, amis de la terre et des terriens, la rébellion silencieuse et douce nous appartient. Ramassons des plantes, faisons du purin d'ortie, œuvrons dans l'ombre et la lumière pour que notre sous-sol et nos organismes restent ou redeviennent sains...
Le journaliste n'était heureusement pas complaisant et a ainsi posé la question qui m'agitait :
"Mais l'industrie pharmaceutique ne nous a pas toujours donné que des produits inoffensifs et sûrs. Pourquoi seraient-ils plus fiables que les plantes que nous ramassons ?"
Car combien de médicaments ont été retirés de la vente pour leurs effets secondaires désastreux ? Comment pourrait-on croire que les laboratoires sont moins intéressés par l'argent que par notre bien-être ? Qui nous fera avaler des médicaments dont nous ne connaissons pas les effets néfastes à long terme ?
Comme un clin d'œil par anticipation, j'avais intégré ce funeste projet de loi à mon roman "la folie des trisantesmes" dont le thème principal est justement le contrôle total des choix les plus élémentaires de la Société par les instances gouvernementales.
Petit extrait de mon roman en cours :
Celui-ci, je le prends ou je ne le prends pas ?
Impossible de déterminer s'il souffre à cause de sa maladie ou par la faute du traitement qui soigne tout et n'importe quoi.
Les pilules de Toutenlév se reconnaissent à leurs couleurs marbrées indéfinissables, ainsi qu'à leur forme aléatoire, pour ne pas dire biscornue. Celles qu'Eugène prenait avant étaient roses, bleues, ou blanches le plus souvent. Elles étaient bien rondes ou parfaitement ovales. Elles avaient un nom rassurant, connu depuis des années, Déflatil, Proctalor, Cuoromen... Il fallait parfois s'habituer à un médicament générique ; ces maudits génériques, autres couleurs, autres formes, autres noms... Mais bon, on s'y faisait et le cerveau s'en débrouillait très bien au bout d'un certain temps. Au moins, même en se distinguant des originaux, les génériques étaient toujours semblables à eux-mêmes.
Tout a changé avec le recyclage, l'anti-gaspillage, les trous cumulés de l'assurance sociale et de la couche d'ozone, le réchauffement de la planète et le refroidissement des finances, tous érigés comme alibis à une vaste réforme de société... Un nouveau courant est né et s'est imposé. Les gouvernants ont plongé dans le piège édulcoré. La radio d'Eugène, justement, lui délivre le message quotidien des chaînes publiques, un message tutoyifère et infantilisant, qu'il connaît pas coeur :
« Salut à toi, homme du présent ! Il te reste des médicaments périmés ou dont tu n'as plus l'usage ? Tu es soucieux de l'environnement et ne veux pas les jeter dans une poubelle ordinaire ? Alors n'hésite plus, ramène-les au centre de récupération des médicaments de ton quartier, ou de ton canton si tu es un rural. Tu feras ainsi un geste citoyen, responsable et gratuit.
C'était un message du collectif Trisantème, Tri SAnitaire et Naturel de TEs MEdicaments »
On nous prend vraiment pour des cons, songe-t-il en avalant néanmoins le remède trapézoïdale strié de brun. Et le pire, c'est que ça marche, pense-t-il en avalant son verre d'eau, lequel passe par le trou du dimanche. Je suis un con parmi les cons.
Malgré tout, il accepte sa condition, et cela ne l'empêche pas de souffrir toujours plus. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Allez retrouver l'orientateur ? Je ne pourrais même pas conduire jusque là-bas...
La folie des Trisantesmes, Chapitre 2, Sébastien Haton
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