Aujourd'hui, je vais vous révéler mon orientation politique et citoyenne.
Gauche, droite, centre... ?
Les directions uniques ne m'inspirent pas. En revanche, je suis un fervent militant de l'écologisme joyeux (ou écologisme heureux), courant non répertorié mais qui regroupe un nombre croissant de personnes qui ne croient ni à la croissance ni à l'écologisme coercitif qui risque un jour de s'imposer.
Je crois que les combats de société se gagnent par la douceur, la pédagogie, la confiance et l'intelligence. Je crois qu'on ne récolte que de l'agressivité lorsqu'on s'adresse aux autres de manière agressive, c'est pourquoi je déteste l'écologisme moraliste et culpabilisant qui dit "vous êtes des salauds" avant toute chose.
Je n'aime pas les films à grand succès qui nous assènent sans un sourire que nous sommes tous les assassins de nos propres enfants. Je n'aime pas "nos enfants nous accuseront" (quel titre horrible, déjà !). Je n'aime pas "Home" et son réalisateur sinistre qui insulte les gens dans la rue s'ils n'ont pas une conduite exemplaire.
Je pense que si nous n'adhérons pas à l'idée que l'écologisme peut nous rendre heureux, joyeux, radieux, lumineux... alors ces "khmers verts" que tant de gens craignent imposeront leur vision de la protection de la Planète.
Dans les années 70, on disant qu'un bon écologiste devait détester l'être humain. Moi je crois que cette vision est surannée et qu'il faut profondément aimer l'Humanité pour avoir envie qu'elle dure au-delà des générations déjà nées.
A suivre...
L'envers du verbe sera consacré à mes activités professionnelles en tant qu'auteur, linguiste, animateur et interprète
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lundi 17 janvier 2011
mercredi 12 janvier 2011
Avril 2010 : rhétorique sur un mode connu, le "on" de la contestation
Les premiers soubresauts sont apparus en avril dernier.
4 mois avant de ressentir pour la première fois le désir de parler d'autre chose que de mon nombril d'écrivaillon. Voici remis sur le "bon" blogue une réflexion boiteuse sur la nécessité de parler politique quand on est un citoyen non désengagé :
"On prétend que j'aborde ici peu de questions essentielles, que je ne parle que de mon jardin, de mes écrits, de mes amis, de mon petit monde artistique...
On dit que je passe outre les vrais sujets, outre la politique, foin de la société, fi de l'environnement, boutant hors du lieu tout ce qui fait que nous sommes des êtres humains et des citoyens sur cette planète...
On dit beaucoup de choses, on s'égosille, on ergote et on a raison.
"'On' est un idiot !" insisté-je afin de renouveler le proverbe habituel.
On serait tenté de croire que je n'ai d'opinion sur rien, que les sujets de société ne m'intéressent pas et que j'esquive pour mieux parler de ce qui me plaît... C'est tout à fait faux : comme tout le monde, j'ai des avis sur tout, y compris sur les thèmes qui me sont totalement étrangers comme le réchauffement de la planète Mars. Le truc, c'est que je ne donne jamais mon avis quand on ne me le demande pas, ce qui m'a valu par le passé une réputation inappropriée de personnage indifférent.
Mais tant qu'on ne m'interroge pas explicitement, que vous raconterai-je ?
SPORT : Mon chien mène au score, soit, mais peut-on considérer comme acceptable cette manie de transporter le ballon dans sa gueule ? L'arbitre est occupé à déterrer des jacinthes.
POLITIQUE : Les passereaux continueront à boycotter les élections locales tant que des urnes spécifiques ne seront pas fixées à plus d'un mètre du sol. Les renards, les couleuvres et autres lévriers protestent : "Nous devrions rendre le vote obligatoire " nous dit l'un d'entre eux.
SOCIÉTÉ : La famille Moineau a élu domicile dans le korète du Japon, obligeant la famille Verdier à se chercher une autre demeure. De toute façon, les Verdier habitaient trop près de la maison. Au moins les Moineau n'ont-ils pas peur de nous. Le problème est qu'ils sont plus bruyants que leurs prédécesseurs, sans compter qu'ils ne nettoient jamais les communs.
ENVIRONNEMENT : Tout est normal, rassurons-nous, les nouveaux insecticides agricoles sont tout aussi efficaces que les anciens, qui viennent d'être interdits par la commission. Ça fait une semaine qu'on n'a pas vu une abeille, un bourdon ni un papillon dans le jardin. N'y a même plus de mouches... Alors qu'on ne vienne pas me parler de l'innocuité des nouveaux produits, de leur action ultra-localisée ni de leurs conditions d'utilisation restrictives. Avis à ceux qui habitent en ville et détestent les insectes : Tout va bien, ils sont tous morts."
Voilà, quinze lignes de sujets sérieux et me voilà déjà en grande rogne.
Pour me détendre, voici une image de paix en mon logis :
4 mois avant de ressentir pour la première fois le désir de parler d'autre chose que de mon nombril d'écrivaillon. Voici remis sur le "bon" blogue une réflexion boiteuse sur la nécessité de parler politique quand on est un citoyen non désengagé :
"On prétend que j'aborde ici peu de questions essentielles, que je ne parle que de mon jardin, de mes écrits, de mes amis, de mon petit monde artistique...
On dit que je passe outre les vrais sujets, outre la politique, foin de la société, fi de l'environnement, boutant hors du lieu tout ce qui fait que nous sommes des êtres humains et des citoyens sur cette planète...
On dit beaucoup de choses, on s'égosille, on ergote et on a raison.
"'On' est un idiot !" insisté-je afin de renouveler le proverbe habituel.
On serait tenté de croire que je n'ai d'opinion sur rien, que les sujets de société ne m'intéressent pas et que j'esquive pour mieux parler de ce qui me plaît... C'est tout à fait faux : comme tout le monde, j'ai des avis sur tout, y compris sur les thèmes qui me sont totalement étrangers comme le réchauffement de la planète Mars. Le truc, c'est que je ne donne jamais mon avis quand on ne me le demande pas, ce qui m'a valu par le passé une réputation inappropriée de personnage indifférent.
Mais tant qu'on ne m'interroge pas explicitement, que vous raconterai-je ?
SPORT : Mon chien mène au score, soit, mais peut-on considérer comme acceptable cette manie de transporter le ballon dans sa gueule ? L'arbitre est occupé à déterrer des jacinthes.
POLITIQUE : Les passereaux continueront à boycotter les élections locales tant que des urnes spécifiques ne seront pas fixées à plus d'un mètre du sol. Les renards, les couleuvres et autres lévriers protestent : "Nous devrions rendre le vote obligatoire " nous dit l'un d'entre eux.
SOCIÉTÉ : La famille Moineau a élu domicile dans le korète du Japon, obligeant la famille Verdier à se chercher une autre demeure. De toute façon, les Verdier habitaient trop près de la maison. Au moins les Moineau n'ont-ils pas peur de nous. Le problème est qu'ils sont plus bruyants que leurs prédécesseurs, sans compter qu'ils ne nettoient jamais les communs.
ENVIRONNEMENT : Tout est normal, rassurons-nous, les nouveaux insecticides agricoles sont tout aussi efficaces que les anciens, qui viennent d'être interdits par la commission. Ça fait une semaine qu'on n'a pas vu une abeille, un bourdon ni un papillon dans le jardin. N'y a même plus de mouches... Alors qu'on ne vienne pas me parler de l'innocuité des nouveaux produits, de leur action ultra-localisée ni de leurs conditions d'utilisation restrictives. Avis à ceux qui habitent en ville et détestent les insectes : Tout va bien, ils sont tous morts."
Voilà, quinze lignes de sujets sérieux et me voilà déjà en grande rogne.
Pour me détendre, voici une image de paix en mon logis :
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