mercredi 28 décembre 2011

L'écologisme de la joie : Solution numéro 98, acte I

Après la Solution Numéro 92 : "comment dépolluer sa maison qu'on nettoie trop avec n'importe quoi", la solution numéro 8 : "comment éviter de comparer n'importe quoi avec autre chose qui n'est pas la même chose" et la solution numéro 37 "Comment contribuer à l'augmentation de la croissance économique en consommant moins", souhaitons la bienvenue à la solution numéro 98, acte I.

En raison de la taille exceptionnelle de cette solution hors normes, elle sera présentée en plusieurs morceaux. Mes lecteurs et lectrices les plus anciens reconnaîtront peut-être un message déjà publié par ailleurs.
La solution numéro 98 se propose de répondre à la problématique : "Comment vivre en autarcie et régaler ses amis avec un bon repas à base de quiche". C'est très simple, cela prend du temps, mais c'est très simple. Bienvenue dans un monde de quiche maison, acte I :

J'aime bien l'idée de présenter cette solution par parts. Voici donc la part 1, et ce n'est pas du franglais.
Il y a de cela un an, j'écrivais ceci :

"Le verbe au vert est à l'origine du lancement de la failed food, une mode culinaire consistant à rater les plats sans vergogne, et à les servir quand même.
Mais à l'instar de tout ce qui fait notre monde, cette nouvelle tendance ne peut faire abstraction de l'évolution de notre planète et des désagréments liés aux doutes concernant sa pérennité.
C'est pourquoi la prochaine recette que je publierai constituera une véritable révolution dans l'art de pratiquer l'auto-subsistance en l'alliant à l'art culinaire le plus raffiné. Plus qu'un plat, c'est un concept !"

Le ton était pompeux, le contenu prétentieux et pourtant il y avait derrière une intention extrêmement sérieuse. En effet, il me paraît indispensable de réfléchir dès à présent à un nouveau mode de consommation, avec des impacts directs sur notre façon de cuisiner.
Assez d'emballages et de suremballages de produits alimentaires !
Qu'on en finisse avec les provenances douteuses de denrées dont on méconnaît par trop les modes de culture et/ou de production !
L'avenir de la cuisine, dont cette recette sera le symbole, c'est la maîtrise. Maîtrise de la matière première, maîtrise des éléments, maîtrise totale.
Nous pouvons le faire. Sì, lo podemos !
Voici donc en exclusivité, avec tout le sérieux qui caractérise habituellement nos messages en écologisme joyeux
:


LA QUICHATON Lorraine, Part 1

Temps de préparation : 1 an. Pour une quiche servie en septembre 2012, vous auriez dû agir dès l'été 2011.
Temps de cuisson : 45 minutes à four chaud.
Prix de revient : environ 75 000 €, mais l'investissement initial pourra servir à élaborer un nombre élevé de quichatons.

Ingrédients

INFRASTRUCTURES
1 étable
1 porcherie
1 poulailler
1 écurie

POUR la PÂTE
1 rivière
1 champ
blé à semer

POUR LA MIGAINE (ou appareil)
1 pré en herbe
1 cheval de trait
1 vache normande
1 vache suisse
2 poules pondeuses
1 porc basque
1 jardin potager
1 petite forêt avec des hêtres
 

Des graines de plantes aromatiques
Graines de moutarde à semer
Bulbes d'oignons

MATÉRIEL DE CUISINE
1 saladier
1 moule à tarte
1 fouet

RECETTE
Pour une quichaton pour 8 personnes à servir le 04 septembre 2012

- Septembre 2011 : Construction des infrastructures si vous n'en disposez pas déjà. Veillez à respecter les normes en vigueur et à bien fermer votre poulailler pour éviter que les prédateurs ne viennent vous zigouiller vos pondeuses. Acquisition des bêtes. Sélectionnez soigneusement les animaux que vous allez acheter, une vache laitière normande, une vache laitière suisse, deux poules pondeuses (de Bresse, par exemple), un cheval de trait de type percheron, un cochon basque.
Dès les premiers jours, traire la vache suisse qui a mangé du trèfle. Cela donnera un goût inimitable à l'emmenthal que vous allez immédiatement fabriquer afin qu'il s'affine un an, selon les recettes traditionnelles suisses.

 
"Pfouuu... Et tout ça à la main, évidemment !"


- Novembre 2011 : rentrer les animaux qui craignent le froid, sécuriser le poulailler en vérifiant qu'il n'y a aucune faille par laquelle une fouine pourrait passer.
Reposez-vous jusqu'en mars en veillant toutefois à nourrir quotidiennement vos bêtes avec des fourrages que vous aurez acquis à prix d'or auprès d'une ferme attachée à l'agriculture biologique. Donnez à votre cochon et à vos poules tous les restes de table et les épluchures, sauf si vous mangez n'importe quelle nourriture industrielle au contenu douteux, auquel cas vous seriez tenu de vous procurer des épluchures AB.

- Fin Décembre 2011 : Tuez le porc, ne vous laissez pas attendrir par son regard implorant ni par ses cris de cochon qu'on égorge. Fumez sa poitrine au bois de hêtre, que vous aurez coupé et fait sécher vous-même, et mettez-la à pendre dans une grande sèche. Réservez dorénavant tous les restes de vos repas pour vos poules... enfin, si les renards ne les ont pas prises.

- Mars 2011 : Faites un premier labour du champ avec une araire tirée par votre percheron, peu profond, environ 8 centimètres. Vous vous serez assurés au préalable de l'innocuité du sol pour les cultures (cela va de soi).
Retournez légèrement la terre de votre jardin potager et commencez à semer
en poquets les herbes aromatiques précoces.
Vérifiez la nature de l'eau de la rivière en prélevant un échantillon que vous ferez analyser en laboratoire. En fonction des résultats, agissez en conséquence, faites fermer des industries en amont, détournez le cours d'eau, etc. Refaites des analyses tous les mois jusqu'au jour de cuisine de la quichaton.
"Tu vois, fiston, dans quarante ans
le petit pourra faire une Quichaton !"

- Avril 2011 : Fumez le champ et le potager avec le fumier de votre cheval. Commencez à sortir vos bêtes dans les prairies qui s'enfleurent et s'enherbent. Rentrez-les le soir tant que la température descend trop bas la nuit. Même la vache suisse. Et si.

- Mai 2011 : Semez du blé dans le champ, plantez les oignons dans le potager. Surveillez la levée de vos aromatiques en poquets et repiquez-les dès que nécessaire. Laissez de plus en plus souvent vos bêtes paître au pré.



- Juillet 2011 : Moissonnez le blé à l'aide de votre cheval et de vos bras, amenez les épis au moulin artisanal de votre canton, qui les broiera à l'ancienne (par la seule force de l'eau) et récupérez la farine. Préférez cette solution à la coopérative, laquelle ne vous garantit pas la qualité des autres blés récoltés.
Retournez le champ après moisson, semez la moutarde.
Vérifiez et choyez les aromatiques.
N'oubliez pas vos bêtes. Jamais.

"Nan, Papy, tonton a dit pas les patates !
Y veut faire une quichaton, pas une patate-tarte !
- Oui, je sais. Mais d'ici qu'on la mange sa quiche,
moi je fais des patates !"


Dans l'intervalle, vous aurez pris soin de vérifier que l'emmenthal s'affine bien, que la poitrine fumée ne moisit pas trop et que toutes vos constructions agricoles ont tenu le choc de leur premier hiver...

Si tout va bien, vous êtes fin prêts pour la dernière ligne droite et la fin de la recette...

BIENTÔR, QUICHATON ACTE II !

A suivre

vendredi 23 décembre 2011

L'écologisme de la joie : idée reçue numéro 67

Après avoir présenté l'Idée Reçue Numéro 1 : "Il faut préserver l'environnement pour les générations futures", puis l'Idée Reçue Numéro 2 : "Il faut sauver la planète", et enfin l'Idée Reçue Numéro 44 : "Il faut vivre avec son temps !", voici venu le temps des rires et des ch... voici l'idée reçue numéro 67 :
"La recette du meilleur chocolat industriel du monde a été inventée par les Dieux !"


Et oui... Enfin, c'est ce qu'on m'a dit, parce que j'ai enquêté et tout...

"Ah, salut, tu vas bien !
- Bin ouais, et toi ?
- Ah moi, ça pulse. J'ai enfin fini tous mes cadeaux de Noël !
- La chaaaance !
- Nan mais attends, je me suis pas cassé la nénette, j'ai acheté 47 boîtes de Ferrerri Caillasse(c).
- 47 boîtes... T'es pas bien ? C'est trop de la m...
- On voit que tu n'y connais rien. Les Ferrerri Caillasse(c), ils ont été inventés par les Dieux et c'est pour nous faire plaisir que les Dieux ont donné la recette aux humains !
- Tu y crois, à ça ?
- J'ai pas à y croire, c'est la stricte vérité !
- Par les Dieux, tu dis ?
- Par les Dieux en personne ! Ça te dérange ?
- Pas spécialement. N'empêche que j'aurais tendance à penser que si c'est vrai Ils se sont bien foutus de nous et qu'Ils doivent bien se marrer, du haut de Leur pays des Dieux, de voir un type se radiner à la maison avec 47 boîtes d'un truc qui comprend plus de la moitié de son poids en sucre raffiné, et le reste en pâte de gras douteux avec des éclats de fruits secs cultivés n'importe comment. Ou alors les humains, en tant que misérables plagieurs sous-doués, se sont méchamment plantés dans la transcription de la recette originale. Si ça se trouve, c'était chémant bon au départ, et ça a été traduit en chinois, puis retraduit en français par un logiciel automatique gratuit, du style : "mélangeais la sucre, la gras hydrogénée et traces de coques à fruit".
- Punaise, t'es toujours aussi rabat-joie...
- Peut-être bien, mais n'oublie jamais une chose : tout rabat-joie que je suis, je refuse d'acheter ces fichus Ferrerri Caillasse(c) ou n'importe quoi de la même maison !"

Franchement, "inventés par les Dieux", mais quel genre de Dieux feraient une chose pareille ? Des Dieux-farceurs ?

mardi 20 décembre 2011

L'écologisme de la joie : Idée reçue numéro 44

Après avoir présenté l'Idée Reçue Numéro 1 : "Il faut préserver l'environnement pour les générations futures", puis l'Idée Reçue Numéro 2 : "Il faut sauver la planète", je vais à présent éreinter l'idée reçue numéro 44 :
"Il faut vivre avec son temps !"

Ah ! La belle expression ! Lourde de sens, forte en représentations mentales qu'elle projette avec puissance !
"Il faut vivre avec son temps", véritable tarte à la crème de l'argumentation en rhétorique contemporaine ! Lorsque, au détour d'une discussion contradictoire, j'entends cet argument livré tel quel, aussitôt je réagis : "Ah bon, vous n'avez que cela pour justifier votre point de vue ? Il fallait le dire tout de suite, je n'aurais jamais engagé la conversation !"
C'est une phrase que je n'aime pas, je vous l'avoue, en raison de son absence de puissance argumentative. On l'emploie d'ailleurs pour disqualifier un interlocuteur quand on n'a rien d'intelligent à dire. Ainsi proférée, cette sentence signifie littéralement "c'est comme ça et c'est tout. Si t'es pas d'accord, c'est que tu n'es rien qu'un pauv'rétrograde".
"Il faut vivre avec son temps" permet de tout justifier sans plus argumenter. Exemples choisis :
"Vous devez accepter les centrales nucléaires pour les millénaires à venir car
il faut vivre avec son temps."
"L'agriculture a besoin d'un usage immodéré des pesticides, car
il faut vivre avec son temps."
"Vous devez acheter des produits de merde à bas prix, fabriqués dans des pays qui ne respectent aucun règle commerciale internationale mais devant lesquels nous nous aplatissons, car
il faut vivre avec son temps."
Je ne vois pas pourquoi au demeurant cette phrase ne pourrait pas servir pour faire des affirmations comme celles-ci :
"Je n'achète que bio, car
il faut vivre avec son temps."
"Je modère ma consommation de produits polluants, car
il faut vivre avec son temps."
etc.

La vérité, c'est que de toute façon NOUS VIVONS AVEC NOTRE TEMPS. C'est inscrit dans la cosmo-chronologie : notre temps est notre temps, là et quand nous sommes, ici et maintenant.
Raison de plus pour infiniment respecter notre temps, raison de plus pour infiniment respecter ce qui nous entoure et ceux qui vivent dans le même temps que nous. Raison de plus pour faire attention à l'environnement, aux humains et à tout le reste, de façon à ce que "vivre avec son temps" soit contentementogène. Il faut nous approprier le présent, l'aimer, fusionner avec lui, vouloir qu'il soit le plus agréable possible, hors de toute influence négative qui prendrait comme argument l'idée reçue que je dénonce ici.

De ce point de vue, j'ose l'affirmer : "
il faut vivre avec son temps" est presque un slogan écologiste, surtout pour le courant joyeux pour lequel je milite !

lundi 12 décembre 2011

L'écologisme de la joie : solution numéro 8

Après la Solution Numéro 92 : "comment dépolluer sa maison qu'on nettoie trop avec n'importe quoi", souhaitons la bienvenue à la solution numéro 8 du recueil à venir : 100 idées reçues et 100 solutions pour l'avenir de l'humanité.

La solution 8 répond à la problématique "comment éviter de comparer n'importe quoi avec autre chose qui n'est pas la même chose". Partie I, car le sujet mérite plusieurs messages.

Parfois, des produits portent le même nom. On dit alors qu'il s'agit de produits équivalents, voire identiques quand l'audace du locuteur rejoint son ignorance. L'on compare alors les prix et l'on constate que la marque distributeur machin est deux fois moins chère que la marque artisanale bidule, par exemple. Votre réflexe est alors de choisir d'acheter le premier plutôt que le second, ce qui se défend.
S'agit-il cependant du "même" produit ?
Ah cela, je dis (souvent) non.
Lisons les étiquettes. Le premier produit, que vous avez identifié comme "très bon marché" présente dans l'ordre d'importance des ingrédients :
Sucre blanc raffiné
Huile de palme
Cochonneries EBidule
Farine de blé
Traces de miel et de bonnes choses en quantité infime
Traces de produits toxiques

Beurk

Le second, bien trop cher a votre goût, arbore fièrement la composition suivante, toujours dans l'ordre d’importance des ingrédients :
Farine d'épeautre AB
Miel AB
Huile de colza AB
etc., mais AB

Miam

Bien, la démonstration est terminée, vous aurez donc une heure exactement pour répondre à la question suivante : Sachant que j'ai un euro à dépenser, vais-je en toute conscience acheter le produit numéro 1 qui ne coûte que 0,99€ ou bien vais-je attendre un peu pour essayer d'acquérir celui à 1,98€ ?

Vous avez le droit de répondre "je n'achète rien", ce qui vous assurera bien plus que la moyenne.

jeudi 1 décembre 2011

L'écologisme de la joie : Solution numéro 92

Après la Solution Numéro 37 : "Comment contribuer à l'augmentation de la croissance économique en consommant moins", souhaitons la bienvenue à la solution numéro 92 du recueil à venir : 100 idées reçues et 100 solutions pour l'avenir de l'humanité.

La solution 92 répond à la problématique "comment dépolluer sa maison qu'on nettoie trop avec n'importe quoi".

Vous avez souvent mal à la tête et pourtant vous faites attention. La preuve, vous avez des dizaines de produits d'entretien désinfectants, tue-crasse, tue-bactéries, tue-microbes, tue-mouches, superbangs, superpuissants... superdangeureux en réalité. C'est à cause d'eux que vous avez mal à la tête. Et même si les céphalées vous épargnent, c'est à cause d'eux que vous POURRIEZ avoir mal à la tête !
Deux solutions existent. L'une d'elles est fantaisiste, l'autre est sérieuse. c'est à vous de faire le tri, moi je ne suis pas sélectif.
La première solution consiste en l'arrêt total du nettoyage. L'arrêt du ménage, c'est de l'argent et du temps économisés, ce sont des produits toxiques en moins. C'est aussi une vie difficile dans un environnement crasseux, puant et finalement peu propice à l'épanouissement physique.
Alors une deuxième solution s'offre à vous : cesser d'acheter des substances polluantes et délétères et vous limiter à quelques vieilles recettes éprouvées et prouvées. Nous, par exemple, n'utilisons plus que du vinaigre blanc et du savon noir. Et aussi une ventouse pour déboucher les éviers, douches et baignoires. Et un peu d'essence de lavande, quelques poignées de cendre et de l'huile de coud... de lin.
Alors, bien sûr, notre maison ne sent pas vraiment le parfum chimique à la fleur d'oranger du printemps, mais personne ne s'y est jamais cru dans une porcherie. Ni n'y a attrapé de mal de tête.

jeudi 24 novembre 2011

Il ne faut pas dire : fontaine, je ne changerai jamais ma chemise d'épaule

Vous connaissez toutes et tous ce fameux proverbe :
"Fontaine, je ne changerai jamais ma chemise d'épaule".

Inutile de le traduire en français simplifié, le sens en est limpide. En effet, j'ai accompli hier quelque chose que je n'aurais jamais pensé faire : m'inscrire sur un grand réseau social vachement connu dont tout le monde cite le nom en disant qu'on n'a pas le droit de le nommer publiquement.
Ce sont deux personnes, un éditeur et une artiste, qui m'ont convaincu de l'intérêt de la chose. Le premier s'est dit "presque prêt" à éditer un de mes romans, à la condition plus ou moins explicite que je "dispose d'un réseau". La seconde m'a juré qu'on pouvait utiliser la chose comme un formidable outil de communication sans sombrer dans les dérives dont on parle partout. En d'autre termes, "il n'y a pas de mauvais outil, il n'y a que des mauvais artisans".

Borné comme je ne le suis plus, j'ai décidé de franchir le rubis qu'on m'avait mis devant le nez, tout en me disant que j'arrêterais si l'inscription était par trop... intrusive.
Je me suis aperçu que ce qu'on reproche habituellement à ce réseau, ce sont des mauvais usages. Je ne suis pas obligé d'y mettre mes coordonnées personnelles. Je ne suis pas obligé de lire les publicités ciblées, mais discrètes, qu'on me colle par défaut dans le bandeau droit. Je ne suis pas obligé de raconter ma vie, ni de mettre des photos de moi nu, ni de dire du mal de mon prochain en le nommant... Je n'ai que deux contraintes absolues :
Donner une adresse électronique valide.
Rester correct avec autrui.

Ca me va. J'ai ouvert ce compte pour faire connaître mon écriture à plus grande échelle et pour me montrer gentil avec autrui.

Et si un jour je m'apercevais que cet outil s'est fichu de moi, je m'en irais. Un imbécile qui change d'avis deux fois n'amasse pas mousse.
Ce dernier proverbe est dirigé tout particulièrement vers G, A, B, H et E, entre autres, avec lesquels je rêve de prendre une bonne mousse dans un genre de campagne boisée... A bons entendeurs... Vous pouvez venir accompagnés, évidemment.

Soyez heureux, sur ou hors le réseau !

jeudi 17 novembre 2011

L'écologisme de la joie : Idée reçue numéro 2

Pour cette idée reçue deuxième du nom, une idée simple et souvent entendue, en définitive un abus de langage involontaire...

Idée Reçue Numéro 2 : "Il faut sauver la planète"

A cela, je dis non.
Nous l'aurons compris, la planète n'a pas besoin de nous. A chaque fois qu'elle entend quelqu'un dire "il faut sauver la planète", la planète se marre. Mais attention, il est très dangereux de trop la faire rire à s'en tenir les côtes, surtout quand les côtes pètent. En effet, le pétage de côte entraîne une crevaison de la croûte avec de nombreux effets secondaires indésirables : volcanisme, secousses telluriques, inondations.
Conséquemment, souhaitons-nous de sauver notre espèce, les baleines, notre joie ou notre pérennité, si c'est bien de cela qu'il s'agit, mais n'essayons pas de sauver la planète. Car elle nous enterrera tous.

jeudi 10 novembre 2011

Aujourd'hui c'est romanie

L'événement est suffisamment important pour que cessent momentanément mes élucubrations écologisto-joyeuses au profit d'une annonce strictement littératoire.

C'est la sortie en grandes fanfare et pompe de mon premier roman édité : demain le ciel sera orange.

Le verbe au vert en parle.
Les éditions AO en parlent et le vendent déjà.

Quant à moi, j'en aurai bientôt un certain nombre d'exemplaires à disposition. Par conséquent, ne vous précipitez pas sur le bon de commande si vous pensez me croiser dans les jours ou semaines à venir ! En revanche, précipitez-vous sur la page AO dans le cas contraire, car attendre plusieurs années dans l'espoir de me voir est un calcul risqué...

vendredi 4 novembre 2011

L'écologisme de la joie : Solution numéro 37

Après l'idée Reçue Numéro 1 : "Il faut préserver l'environnement pour les générations futures", souhaitons la bienvenue à la solution numéro 37 du recueil à venir : 100 idées reçues et 100 solutions pour l'avenir de l'humanité.
Oui je le précise tout de suite, les idées et solutions ne seront pas publiées dans l'ordre...

La solution 37 répond à la problématique "Comment contribuer à l'augmentation de la croissance économique en consommant moins". Titre alternatif :
"Comment contribuer à l'augmentation de la croissance économique et consommer moins".
La nuance est subtile mais point fortuite.

Bien. Pesons savamment nos termes. La question soulevée ressemble à l'impossibilité de la quadrature du cercle. Chacun de nous sait ou devine que contribuer à la croissance et moins consommer sont des actes, ou à tout le moins des concepts, antinomiques. Et pourtant, ce sont deux des messages les plus couramment transmis à nous autres citoyens en ce bas-monde. L'on doit consommer plus pour sauver l'économie et l'on doit consommer moins pour préserver nos chances de vivre sur une planète humanophile. Ce sont parfois les mêmes personnes qui nous font ces deux recommandations, quoiqu'à intervalles éloignés.
De fait, le message est brouillé, illisible, incompréhensible, un peu comme si un entraîneur d'athlétisme exigeait de son élève qu'il gagnât toutes ses compétitions en courant à reculons. Pourtant, une solution existe, et je suis heureux de vous la livrer aujourd'hui en l'illustrant par un exemple fort simple :
Un jour, vous décidez d'aller acheter un canapé. Vous vous déplacez pour aller dans un magasin, à pied bien entendu, dans lequel vous serez reçu par un humain. Et là, vous choisissez votre canapé grâce aux bons conseils du vendeur, vous le payez et... VOUS NE LE PRENEZ PAS ! Oui, vous avez bien lu, vous payez votre canapé et vous rentrez chez vous (toujours à pied), bouffis du légitime orgueil d'avoir contribué à la croissance, et ballonnés de la vanité de n'avoir pas consommé ! Devant la recrudescence d'achats sans enlèvement de produits, les marchands vont continuer de payer la commande des-dits produits, mais sans se les faire livrer ! Et les producteurs vont payer leurs employés... à ne plus rien produire !
L'argent va circuler en masse, donc croissance, et les produits ne plus être produits, donc baisse de la consommation. Génial, non ?
Des esprits pinailleurs me diront qu'on ne peut pas payer les gens à ne rien faire, qu'ils finiront effectivement par ne rien faire, et que "qui c'est qui va nous faire à bouffer ?" et tout ça...
On ne peut pas tout régler en une fois, et la solution à ce dernier problème fera l'objet d'un autre message un autre jour.

Bien à vous, chers concitoyens du monde

mardi 18 octobre 2011

L'écologisme de la joie : Idée reçue numéro 1

Petite précision en guise de préambule : le traité d'écologisme de la joie que j'élabore refuse de se prendre au sérieux. Mon premier objectif est de m'amuser en détricotant certains aspects de l'écologisme (et de l'anti-écologisme) au nom duquel on dit parfois n'importe quoi.
Ceci étant dit, je ne m'interdirai pas d'être de mauvais foi, et je risque de manier l'ironie aussi souvent que son contraire.
Deuxième petite précision : Les chroniques présentées sur ce blogue sont incomplètes. Pour la version longue, espérons ensemble l'écriture de l'ouvrage complet :)

Idée Reçue Numéro 1 : "Il faut préserver l'environnement pour les générations futures"

A cela, je dis non.

La première raison est limpide : il y a toujours une génération future à toute génération. Il  n'est donc pas urgent d'agir puisque ce sera à la génération future de s'occuper des générations futures...
Mais il y a pire, si je puis dire. Parler de générations futures induit une culpabilisation de ceux qui, au présent, n'auraient pas une conduite exemplaire en matière d'écologisme. Nous détruisons le monde de nos enfants, nous tuons nos enfants, nous sommes des monstres... Ce discours en filigrane est contre-productif, j'y reviendrai souvent en décryptant d'autres idées reçues.
Pour celle qui nous intéresse aujourd'hui, il n'y a qu'une réponse cohérente : nous ne DEVONS pas agir pour les générations futures, nous DEVONS agir pour nous-mêmes. Pourquoi ne pas envisager que nos "efforts" sont notre propre bienfait ? Ne serait-il pas plus agréable de mieux respirer, de mieux manger, d'être moins malades, d'avoir un air plus sain, une eau plus propre et les mains plus douces, tout ceci dès à présent ?
En raisonnant ainsi, rien n'empêche de penser que nous agissons également pour les générations futures. Ce n'est cependant plus la priorité. Place au vivant, place au bien-être. Après tout, comme me le suggérait une récente commentatrice, point n'est exclu que les générations futures ne choisissent de détruire l'environnement par simple goût ou choix de vie. Alors, pourquoi anticiper sur leurs aspirations alors que nous connaissons déjà si peu celles de nos contemporains ?

Pour conclure, "Il ne faut pas préserver l'environnement pour les générations futures", il faut le préserver pour les générations actuelles, pour nous, pour nous sentir mieux. Nous transmettrons plus qu'un environnement sain : un esprit sain.

lundi 17 octobre 2011

L'écologisme de la joie : 100 idées reçues et 100 solutions pour l'avenir de l'humanité

Ainsi que le dit explicitement le titre de ce post, l'envers du verbe avait pour vocation première d'être l'écrin de "l'écologisme joyeux", dont la mission est d'avoir et de donner envie de sauver l'humanité et la planète dans le plaisir et le contentement de vivre.
Cette manière de penser et de prescrire va à l'encontre d'une image négative de l'écologisme, parfois entretenue par les écologistes eux-mêmes, idée selon laquelle il faut se priver pour ne pas abîmer. Se priver et souffrir. Manger bio et faire la gueule. Moins consommer et s'aigrir.
Or, je l'ai souvent dit sur ce blogue, l'écologisme ne triomphera que s'il arrive à faire la preuve qu'il peut se parer de joie et de bonne humeur.
Dans l'optique d'une démonstration complète, j'envisage l'écriture d'un ouvrage amusant et partisan intitulé : "Pour un écologisme de la joie : 100 idées reçues et 100 solutions pour préserver l'environnement parce que cela nous rend heureux". L'envers du verbe sera en quelque sorte la vitrine de cet ouvrage que j'élaborerai au fil des jours, sans intention particulière de l'achever (mais on ne sait jamais).

Pour commencer fort, je vous proposerai demain le traitement l'idée reçue numéro 1 :
"Il faut préserver l'environnement pour les générations futures"

En attendant, soyez heureux, même si vous êtes écologistes.

dimanche 9 octobre 2011

Fainéant 1.0

L'on m'a fait remarquer que j'ai honteusement recopié le message de mon blogue I sur le II ;))

C'est un cas isolé, je ne compte pas dupliquer systématiquement les chroniques, car sinon l'on pourra me demander :
"Pourquoi as-tu deux blogues ?"

Eh bien, chère madame, je pense que mon rendez-vous avec mes compatriotes ne saurait se résumer à un seul canal de communication.
Non ?

samedi 8 octobre 2011

À longs ans, fend de l'appât tri

Mes chers compatriotes,

Je suis en mesure d'annoncer que demain, dimanche 09 octobre 2011, dans plus de 10 000 villes de l'hexagone et autant de localités du monde entier, se produira la reprise en main du présent blogue et de son homologue "le verbe au vert".
Pour bénéficier de l'accès à leur contenu, il sera conseillé à chacun d'être majeur et inscrit sur les listes électorales. Il vous faudra en outre signer (moralement) une charte d'adhésion aux valeurs de shaton, et vous engager à lui verser au moins un euro (moralement).
Cet engagement (moral) qui sera, je n'en doute pas un instant, le vôtre, rencontrera sa récompense par le retour à un rythme régulier et soutenu de la mise à jour de mes espaces publics d'expression.

Nul de vos commentaires ne sera ignoré. Tous, sans exception, serez honorés pour la confiance et l'amitié que vous me ferez en me choisissant dès le premier tour de blogue.

Vive les bananes, vive les chanteuses qui se prénomment Barbara sans forcément porter patronyme, vive la transe,

Votre candidat, pour vous, avec vous et jusqu'au bout.

Shaton (bruits confus d'applaudissements nourris)

lundi 12 septembre 2011

tuer le temps long

Fort de mon expérience d'ex-angoissé du temps qui passe, j'ai banni les expressions suivantes de mon parler :

Je suis débordé.
Le temps me manque.
Je ne sais plus où donner de la tête.
Si ça continue, il faudra que ça cesse.
Pourvu qu'on ne me demande pas de faire autre chose en plus.

Je vis très bien mon hyper-activité et cela dans une période que l'on qualifiera généreusement de "bousculée", et plus prosaïquement de "bien remplie". Seul le présent a prise sur moi, et le présent ne me déçoit jamais car il ne me fait pas sentir que la tâche que je suis en train d'accomplir est urgente.
Les plus fins d'entre vous auront déjà compris l'excuse sous-jacente : j'ai peu de temps à consacrer à mes blogues. Je ne les oublie pas pour autant, la preuve avec ce billet et celui du verbe au vert qui relate la belle journée de dimanche. Ce sont surtout mes lectures annexes qui en pâtissent... et j'en suis désolé, voyez-vous.. mais je suis débordé... le temps me manque... je ne sais plus où donner de la tête... si ça continue, il faudra que ça cesse... et j'espère qu'on ne me demandera pas de faire autre chose en plus...

Ah bin voilà, au lieu d'écrire ces bêtises, j'aurais pu aller lire trois ou quatre de vos messages...

Soyez heureux et restez vigilants : le ciel orange est dans les tuyaux.

"Waf !
- Waf ?
- Awaf !"

lundi 5 septembre 2011

nouvelles technologies, nouveaux dilemmes

Depuis que la télévision gratuite et obligatoire est passée à 19 chaines pour tout le monde, certaines soirées nous placent devant d'insolubles dilemmes.
En effet, la terrible concurrence entre les fournisseurs de programmes culturels conduit à de véritables "guerres artistiques" qui n'épargnent guère les auteurs, si nous faisons référence au cinéma. J'ai exprimé récemment tout mon amour des grands films méconnus des années 80, et je vais continuer dans cette modeste voie en poussant un micro-coup de gueule, lequel peut être relayé en japonais, s'il le souhaite, par cet acteur prénommé Steven... probablement le tataneur le plus diffusé sur la TNT depuis l'éclosion d'icelle.
Tellement diffusé, le Steven, que la programmation de ce soir me laisse pantois :
Piège à grande vitesse sur TMJ
Piège en haute mer (ou submerged en bon anglais) sur NRC 11

Au-delà de l'improbabilité qu'un tel événement eût lieu par hasard, je m'interroge sur la perversité des responsables de chaines qui sont capables de nous imposer un choix aussi cornélien.
Pour ne rien arranger, les deux merveilleux longs métrages sont référencés en alpha1 et alpha2 sur Cinéphilie.CZ, le site qui recense les plus meilleurs films de le monde entier...
Alors, que choisir ? Leurs moyennes respectives sont tellement proches sur Cinéphilie.CZ...

Véronique lira ce texte et me dira : "Pas question de regarder un de tes nanars pourris."
Cela règlera le problème pour ce soir au moins...

dimanche 4 septembre 2011

Parcelliser les secondes

C'est juste une question de temps partagé.
Avant, il y avait les choses de ce monde et puis l'écriture.
Depuis peu, il y a les choses de ce monde et mon travail de lexicographe.
Je dois retrouver la plage horaire paradisiaque de sable fin durant laquelle l'écriture sera de nouveau reine et moi de nouveau roi.

Sinon, bientôt, impitoyablement, je cesserai d'être un écrivain en devenir pour ne redevenir qu'un chercheur passionné.
Déjà beaucoup ? Certes, mais le chemin dernièrement emprunté n'était pas celui-là. Je dois en suivre deux, quitte à aller dans des directions différentes.

Car, si tous les chemins mènent où ils veulent, la vie, elle, ne mène qu'à elle-même.

Alors, ça y est, le réveil est proche ;)

jeudi 1 septembre 2011

temps de récupération

Mes chers compatriotes humains,
J'ai donc été absent deux semaines, privé à la fois d'internet et de ma mobilité.
Aujourd'hui, j'ai récupéré les deux et je suis sur le point de vous livrer un compte rendu de mon expérience de la vie hors connexion. Deux semaines sans blog, sans mail, sans goût-gueule, sans CNRS, sans...
Deux belles semaines au fond, si je fais abstraction de la douleur physique.
Ce n'est pas une expérience métaphysique, c'est juste la vie.
Je reviens.

mardi 16 août 2011

Entrez même couché dans le monde magique...

Je ne serai pas long, car diminué par une vilaine sciatique qui m'empêche de rester assis-tordu très longtemps.

Le reportage sur les artistes de l'Yonne est visible ici :

http://bourgogne.france3.fr/info/yonne--entrez-chez-les-artistes--70006962.html

Ces portes ouvertes ont été un beau succès, plus de 50 personnes ayant osé faire le voyage jusqu'à notre hameau au bout du monde. De belles rencontres, des gens formidables, mais hélas plus de shaton depuis dimanche matin (bloqué au lit... ou presque).

samedi 13 août 2011

France 3 dans mon jardin, l'artiste et le quidam

Normalement, ce billet devait s'intituler :

A l'heure où j'écris ces mots, france 3 est dans mon jardin et filme l'atelier de ma chérie.

Oui mais voilà...
Blogger a planté, puis on est venu me chercher pour faire le touriste-visiteur-tunisienne-chapeau qui trouve que "tout est joli bravo bravo".
Donc, le nouveau titre, c'est :

Tous à 19h00 sur France3 Bourgogne pour découvrir le sublime atelier de Véronique Lafont et la visite de son plus grand fan !
Et pour les autres, rendez-vous sur france3.fr. Il paraît que les archives sont conservés en fonction du nombre de clics. Je vous suggère par conséquent de beaucoup cliquer :))

Soyez heureux.
Ce n'est pas un ordre, juste le chemin.

mardi 9 août 2011

l'événement de la semaine, version l'envers

L'événement de la semaine, ce sont les POAAY !

Le temps s'arrête et le portail bée, madame ouvrira les portes de son atelier au public éclairé. Voici son annonce :

Dans le cadre des Portes ouvertes d’ateliers d’artistes de l’Yonne,

j’ aurai le plaisir de vous recevoir dans mon atelier

exceptionnellement ouvert au public

Vendredi 12 Samedi 13 Dimanche 14 Lundi 15 Août 2011

de 10h à 19h

L’Atelier au Vert se situe à 12 km d’Avallon et à 220 km de Paris

Peintures, sculptures textiles,livres d’artiste, carnets d’atelier

16 Hameau de Moutomble - 89440 Sainte-Colombe > Suivez le fléchage !

Détails, plan et liste des exposants :
voir
fichier joint en PDF

Opération organisée par la Direction des affaires culturelles du Conseil Général de l’Yonne et le Centre d’art de l’Yonne

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AUTRE EXPOSITION

La Galerie nomade MOUTON BLEU
présente des toiles récentes de Véronique LaFont
à l'Institut Pierre Courgeon, Groupe Schiever

à Avallon

Du 10 Août au 31 Octobre 2011

(Lieu privé non visitable)
Merci de contacter la galerie pour avoir + d'informations
http://www.moutonbleu.fr/

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Je vous souhaite un bel été

et espère vous revoir bientôt

véronique

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+ de photos + d’infos

L'ATELIER au VERT - Véronique LaFont

SITE-GALERIE

BLOG DE L'ATELIER

BLOG LIVRES D'ARTISTE


PEINTRE - SCULPTRICE TEXTILE - CARNETTISTE

Affiliée à la Maison des Artistes. Vit et travaille en Bourgogne

06 71 98 05 94 vlvlafont@yahoo.fr

REPRÉSENTÉE PAR

GALERIE NOMADE MOUTON BLEU Bourgogne

GALERIE JOUR ET NUIT Paris

LA LIBRAIRIE DU CIEL Paris

mardi 2 août 2011

La dernière coupe de l'orme

Pas grand-chose à dire aujourd'hui. Notre voisin orme a subi sa dernière coupe. On lui a laissé le tronc de base comme un vestige, un souvenir, une improbable sculpture en hommage...





samedi 30 juillet 2011

activités inavouables

Lorsque je me rends à Nancy pour rejoindre l'équipe lexicographique à laquelle j'appartiens, il m'arrive de me livrer à une activité solitaire que ma gentille moitié n'approuve pas.
Disons plutôt qu'elle refuse de s'y adonner avec moi...
Là où je loge, j'ai à ma disposition un poste de télévision grand écran et un nombre de chaînes frisant le ridicule, par son côté trop élevé s'entend.

Et ma lubie innocente et inavouable, c'est regarder des NANARS ! Ces films si mauvais qu'ils en deviennent irrésistibles ! Un site internet très complet se charge de les recenser à l'intention d'obscurs amateurs dans mon genre. Mais c'est un jeu dangereux ! Le nanar appelle le nanar, et il peut arriver que l'abus de très mauvais films conduise à vouloir toujours pire !!
Il est fort possible que certains d'entre vous n'en aient jamais vu un seul de toute leur vie. Connaissez-vous "Turkish stars wars", "l'homme puma", "la revanche de l'alligator" ou "king kong lady" ? Pour une initiation accélérée (mais dangereuse), commencez par cette page des enfers et suivez les liens jusqu'à ce que tous vos neurones soient la proie d'une irrépressible envie de nanars !

Ainsi ai-je eu la chance jeudi soir de voir sur une des nombreuses chaînes à nanars du câble le chouette film American Ninja 4 (tous en choeur : "oh non ! J'ai raté ça !?") dont le scénario est à lui tout seul une sorte d'expérience ésotérique. J'ai essayé de le comprendre avant d'aller lire la chronique et voici ce qu'il en est ressorti :

Ce n'est pas le même titre,
mais c'est bien le même film...
Habitude de nanar.

Dans un territoire semi-désertique du sud de l'Afrique, un cheikh islamiste et un ancien nazi supervisent l'entraînement de ninjas rouges et jaunes dans le but de (peut-être ?) détruire le monde libre (i.e. les States). Les ninjas sont totalement dévoués à leur maître et passent leur temps à s'entraîner et à se faire tuer.
Devant la menace que représente ce groupuscule obscur mais coloré, les States envoient un agent, qui se fait capturer et torturer.
Pour le libérer, les States envoient deux autres agents... qui se font capturer et torturer en compagnie d'une américaine qui se promenait par hasard et qu'il a bien fallu sauver des griffes des méchants avant de la faire retomber dedans (je vais vite, il y a des tas de détails qui m'ont échappé).
Les ninjas ont des aptitudes au combat très étranges : d'abord, ils se déplacent très lentement et viennent sagement un par un se faire tuer par les agents sus-mentionnés... avant de se jeter tous ensemble sur leur(s) ennemi(s), lequel se laisse alors assommer en toute simplicité. Nota Bene : dans ce genre de film, il suffit de placer son poing à 40 cms de la tête d'un ninja pour le tuer. Problème : ça se voit à l'écran (et c'est drôle).
Donc, si vous avez bien tout suivi ce que j'ai essayé de comprendre, il y a 3 agents prisonniers + une dame (qui était sans doute une journaliste). Autre problème : le nombre de prisonniers est vers la fin bien supérieur au nombre de personnes que j'ai vus se faire arrêter... mais on n'est pas là pour pinailler.
Les States envoient donc un autre agent... Et je vous vois venir, vous allez me dire : un agent qui va se faire attraper lui aussi ! Mais non ! Car cet agent, c'est THE American Ninja, le fantastique acteur Michael Dudikoff ! Ne me dites pas que vous ne le connaissez pas... C'est pas possible... Il a joué dans les plus mauvais films de ninjas... Michael Dudikoff... fabuleux acteur capable de tout jouer avec une seule expression faciale !
Lui arrive sur place, fait ami-ami avec une communauté de chevelus post-apocalyptiques qui se déplacent en vieilles camionnettes moches, et part délivrer ses vieux copains agents avec ses nouveaux copains chevelus en castagnant du ninja à tout va. Tout est bien qui finit bien, le deuxième agent embrasse la journaliste (à moins que ce ne fût une touriste) et le quatrième agent dit au deuxième, tandis que le troisième sourit : "passe me voir à l'occasion".

Voilà, j'ai fait mon coming out, je peux à présent respirer : tout le monde sait.
N'essayez cependant pas le nanar sans l'avis médical d'un spécialiste...

mardi 26 juillet 2011

Bientôt dans votre région, bientôt dans une autre région que la vôtre

Du 12 au 15 août, se produiront les "Portes Ouvertes d'Atelier des Artistes de l'Yonne", les POAAY ! Ou les POAAI (artistes Icaunais) !!

Dit très fort, on croirait entendre "POWER" en argot américain : "POWA"

Véronique y participera (ouverture de 10 h 00 à 19 h 00 les quatre jours) et moi je serai là pour servir les petits gâteaux et le thé ;))
Une cinquantaine d'artistes de tout le département ouvriront leur atelier le même jour, ce qui permet aux curieux de visiter le territoire en même temps qu'ils en découvrent une partie des richesses artistiques. Je reviendrai poster sur le sujet quand nous aurons tous les renseignements disponibles. En attendant, voici quelques -unes des dernières créations de ma mie :
Rââh, je ne m'en lasse pas...




mercredi 20 juillet 2011

gentillesse et ses limites

Normalement, je ne me fâche jamais. Avec personne.
Mais il demeure un sujet sur lequel je ne peux pas transiger, parce que ma vie est en jeu, ainsi que celle de beaucoup d'autres personnes : la conduite automobile.
En tant qu'être humain responsable, je considère que le respect du code de la route correspond au respect que je dois à autrui et n'est donc pas un torchon avec lequel je me... mais passons. Depuis quelques mois, les doublements par la droite, ou dans les virages à 110, ou d'autres fantaisies de vilains farceurs à moteur me fâchent de plus en plus. Un camion qui me colle et me klaxonne à 80 sur une départementale un jour de pluie, c'est insupportable. D'autant plus insupportable, d'ailleurs, que je ne suis pas habilité à lui enlever les 6 points pour non-respect des distances de sécurité, 3 points pour doublement par franchissement d'une ligne continue, un point pour usage intempestif d'avertisseur sonore, 3 autres points pour dépassement de la vitesse autorisée et enfin 1498 points pour mise en danger de la vie d'autrui.
Cela s'appelle agir impunément et je trouve cela insupportable.

Alors je préviens tout de suite mes amis et proches, avec lesquels j'entretiens les meilleures relations du monde : toute discussion au sujet de la route risque de me mettre dans un état de mécontentement proche de la colère.

jeudi 14 juillet 2011

Je ne reste pas dans mon lit douillet

Prétexte de fête au village.
C'est bien, c'est agréable.
Je vous laisse, il faut que j'aille participer au concours de pétanque pour gagner une bouteille de bourgogne de qualité.
Ce soir, nous ferons repas républicain avec des plats inédits et surprenants (recette perso à suivre par ici).
Ensuite, nous tirerons un pétard rouge que nous appellerons "feu d'artifice".
Puis nous processionnerons fraternellement, attentifs aux sons des chouettes et des crapauds. S'il pleut, nous mettrons des capuches.
Enfin, nous rentrerons dormir en pensant qu'il fait bon vivre ici. Certes, ce n'est pas encore le site officiel de l'office de tourisme officieux... mais on y travaille.

jeudi 7 juillet 2011

à quoi ça sert de souffler dans un violoncelle ?

En écoutant une nouvelle émission radiophonique sur la "démondialisation", j'ai eu plusieurs fois des horripilations intérieures... et finalement je me suis apaisé en pensant à une parole de sage :

"Que te sert d'avoir raison quand personne ne t'écoute ?"

Au fond, c'est une injonction à ignorer la douleur. L'indignation a ceci de pénible que si elle ne se change pas en révolte, elle fait souffrir celui qui la porte. On en vient à manger trop de chocolat, à fumer trop de craven-ah-ah et à ne prêcher que des convertis qui ont le même problème au niveau du plexus pénombral.

Cette "pensée de sage" toute personnelle me donne envie de revenir à l'essence fondamentale de l'envers du verbe : l'écologisme heureux, la recherche personnelle du bien-être en prenant d'abord pour soi ce qu'on aimerait pour le monde entier (entendons-nous bien : sans dogmatisme ni volonté de l'imposer aux autres).
C'est cela, selon moi, qui fera avancer le débat. Essayer de me respecter moi-même dans mes pratiques quotidiennes de consommateur, de citoyen et d'humain sociable ; refuser de m'indigner devant l'indignant tant que je n'y puis rien de plus que ma seule action ; ne plus écouter les politologues, politiciens et autres trucs en poli- quand ils parlent de la croissance, de la mondialisation et de la consommation.

Tout l'esprit de l'écologisme heureux est là : nous faisons les choses parce que ça nous fait plaisir, nous mangeons ce qui nous fait du bien, nous vivons parce que la vie c'est beau, nous aimons les autres parce que l'amour c'est bienfaisant...
Cette idée émergente n'est associée à aucune religion, à aucun groupement plus ou moins occulte, pas même à une petite association ni à un courant de pensée à pignon-sur-rue.
C'est une idée libre.
Elle germera si elle reste libre tout en s'étendant.

Soyez heureux et à très bientôt, quand notre fournisseur internet aura modifié nontre installation pour une navigation plus sûre et plus rapide :)

lundi 27 juin 2011

Bienvenue dans le futur office du tourisme

J'y pensais en participant activement à l'organisation du vide-greniers de notre village bien aimé.

Un ami à nous est venu d'un village voisin (15 kms environ) et m'a avoué qu'il n'était jamais venu à Sainte-Colombe. Il ignorait, selon ses propres termes, que notre localité fût aussi belle.
Il faut dire qu'avec nos panoramas grandioses, 2 châteaux, 4 lavoirs anciens, 3 jolis hameaux, 1 jolie église, 1 plan d'eau bien entretenu, une faune et une flore remarquables, plus un chemin de randonnée de 11 kms qui fait tout le tour de la commune, le village a des atouts touristiques indéniables et pourtant méconnus.
Les raisons en sons probablement historiques. Alors que le tout proche bourg de Montréal abritait les riches notables de la région, celui de Sainte-Colombe qui lui faisait face sur l'autre colline choisit de privilégier l'agriculture. Aujourd'hui encore, les touristes se pressent dans "l'autre" village en ignorant l'existence du nôtre.

Pour réparer une injustice dont personne n'est responsable, j'envisage d'offrir en blogue un "office du tourisme non officiel" à ce village que j'aime tant, ce afin que vous constatiez objectivement qu'il s'agit bien d'un endroit digne du plus grand intérêt pour les visiteurs de pas loin et d'ailleurs.

Soyez heureux.

jeudi 23 juin 2011

Ne pas confondre "on a un été pourri" et "il a été pourri"

Dans la série amusante "On a le climat qu'on mérite", voici une réflexion entendue récemment (à lire à haute voix avec un ton plaintif et un air entendu) :

"Ah bin on aura eu un semblant d'été en avril-mai mais maintenant terminé, c'est l'automne !"

Par décret gobernemental, le 01 novembre sera désormais fixé en septembre. Par ailleurs le 24 mars est dorénavant le 24 mai, lequel devient de fait le 24 juillet.
Ainsi en a décidé votre vénéré suzerain de le pays !

Soyez heureux et ne prenez pas froid. Parce qu'avec tous ces changements, on ne sait plus comment s'habiller.

dimanche 19 juin 2011

Salades surcomposées II

Nous sommes dans la continuité des salades de saison présentées pour la première fois il y a quelques messages.
Celle-ci a été réalisée par Véronique avec les ingrédients en légende de la première image. On reconnaîtra le talent de coloriste de l'artiste.

Pétales de fleurs : bourrache, capucine, chrysanthème comestible.
Riz basmati, 4 carottes, 2 figues sèches, 4 abricots secs, 4 olives lucques, 1/2 concombre, 2 tomates, 1 pomme, moutarde à l'ancienne, vinaigre balsamique, huile de colza, amandes, graines de courges, thym commun, thym citron, ciboulette, menthe, basilic, sel.

Un gros plan gourmand... et saisissant !

jeudi 16 juin 2011

Nancy au Sahel

Je marche dans les rues de Nancy, un parapluie à la main.
Rien là de bien original ; j'ai vécu une trentaine d'années dans cette ville et nous maîtrisons bien, nous les Nancéiens de naissance et dé vécu, le port du parapluie.
Ce qui m'a frappé, en revanche, ce sont les conversations dont j'ai perçu quelques bribes en croisant ou dépassant des binômes munis de deux parapluies dont les bords s'effleuraient à peine. Des conversations d'habitants du Midi de la France, ici, dans le Nord-Est.
Je tiens à préciser qu'il pleuvait à petits seaux, des ficelles, comme vache qui sue légèrement... / It was raining "rats and bees" (very smaller than cats and dogs)
En bref, une petite pluie de printemps qui ne mouille pas beaucoup. Le Lorrain de souche connaît tous les degrés de tombage d'eau du ciel, de la bruine fine aux cataractes. Mais même le Lorrain de souche peut avoir la mémoire courte...

"Ah bin ça fait drôle.
- C'est sûr, on a été gâtés depuis mars, faut bien le payer un jour.
- Ça on peut dire qu'on a eu de la chance ! Un soleil ! Et ces températures !
- Ah, j'aurais bien signé pour trois mois de plus ! La pluie, on n'est plus habitués !
- Remarque, y fait plutôt chaud.
- Oui, c'est vrai, on peut pas se plaindre, hein."

Incroyable. Je ne me pince pas car je sais que je suis éveillé. Ce sont plutôt ces marcheurs que j'ai envie de pincer pour voir si eux, des fois que..., ne dorment pas.
En Lorraine, "on" en vient à souhaiter que la sécheresse dure, que les grandes chaleurs s'installent. Comme le disait un Groenlandais dans un reportage "Thalassa" : "Moi je suis pour le réchauffement climatique."
Bien sûr qu'il est pour ! Qui aime la pluie, hein ? Qui aime la fraîcheur ? Qui aime les fluctuations saisonnières, hein, dites ? Qui aime ça ?

MOI

Et vous aussi, j'en suis sûr.

mercredi 8 juin 2011

Le dernier voyage du fier guerrier

La tique du guerrier et le guerrier

A présent, il ne souffre plus.
Nous sommes fiers de l'avoir eu à nos côtés, le petit guerrier trois fois miraculé...
Là où nous sommes il y a de la chaleur humaine, il y a de l'amour. Nous allons bien.
Soyez heureux, tous, partout, le plus possible.

samedi 4 juin 2011

Pénurie de primeurs

"Les Français n'achètent plus de fruits et légumes !"
"Les agriculteurs détruisent leurs stocks !"

Eh bien, pas partout...
Arrivés à 10h30 au marché d'Avallon, nous avons trouvé des étals quasi-vides chez nos maraîchers habituels. La production fut bonne mais les acheteurs se sont rués sur la marchandise...

"Il paraît" que les commentaires du début, entendus dans des journaux radiophoniques, ne concernent que les autres régions de France.
Parfois, j'ai l'impression de vivre dans un paradis perdu où rien n'est comme ailleurs.
Certains témoignages me prouvent que c'est vrai.

mercredi 1 juin 2011

Salades surcomposées

L'envers du verbe va devenir très provisoirement un blogue de recettes de cuisine.
Il faut dire que nous avons ces derniers jours fait preuve de la plus grande créativité en matière de salades printanières. En voici deux tout à fait représentatives, faites respectivement dimanche et lundi midi. N'ayant pas pris de photos, je les illustrerai un peu n'importe comment...
Des ingrédients sont communs à ces deux salades. Vous lez reconnaîtrez à leur couleur prune.

Salade Folle de Moutomble I (c)

Salade Folle de Moutomble 1 (c)
"Y a de la laitue ! J'en veux ! Laissez-moi entrer !!"

Ingrédients

Base
1 pomme *
2 tomates *
1/2 concombre *
1/2 laitue *

Agréments
une poignée de graines de tournesol *
8 amandes *
8 olives lucques *
une tranche de comté coupée en petits dés *

Assaisonnement
2 feuilles de céleri branche finement ciselées *
1 pincée de brins et fleurs de thym *
2 cuillerées d'huile d'olive *
1 cuillerée de vinaigre de cidre *
1 cuillerée de moutarde en grains de Dijon *


Salade Folle de Moutomble II (c)

Salade Folle de Moutomble 2 (c)
Malgré la composition colorée, le poivron vert domine

Ingrédients

Base
2 tomates *
1/2 concombre
*
1/4 de poivron vert *
100 g de riz basmati cuit et refroidi *
1 boîte de thon

Agréments
une poignée de graines de tournesol *
8 olives lucques *
8 noisettes *
une tranche de comté coupée en petits dés *
3 figues sèches coupées chacune en 4 *

Assaisonnement
2 feuilles de céleri branche finement ciselées *
2 cuillerées d'huile d'olive *
1 cuillerée de vinaigre de cidre *
1 cuillerée de moutarde en grains de Dijon
*
1 pincée de graines de sésame *


Comment procéder :
Couper ce qui est un peu gros en petits morceaux. Mélanger le tout. C'est prêt :))

Dans une variante de la deuxième recette, j'ai remplacé le riz * par du maïs * et le thon par des œufs durs *. C'était à peine moins bon...

* : Ingrédients issus de l'agriculture biologique. Le thon est pêché à la ligne.

lundi 30 mai 2011

Ouiin, la vilaine mondialisation a roulé à 60 dans mon village !

Mes chers compatriotes, devant l"insistance d'une partie de mes proches, j'ai décidé de me représenter à la présidence du comité des fêtes au printemps 2012 !
SHHHHHHH !! (bruits de foule en délire)

Euh... mettons que je sois un peu hors sujet, mais sachez qu'à force de chouiner sur les vilains automobilistes qui roulent trop vite ou sur la croissance ouh-c'est-mal, etc. etc., j'en oublie que le propos principal de l'envers du verbe devait être l'énoncé des principes d'un écologisme heureux (ou joyeux, selon le terme choisi).
Aussi vais-je faire mon mea culpa de blogue et préparer ma défense dans les jours qui viennent.
Je commencerai par deux recettes de cuisine qui régaleront les amateurs de salade composée, j'en suis certain.
Soyez heureux.

samedi 28 mai 2011

Je demande un référendum

Oui, je demande un référendum.
Cher monsieur, chère madame, demandez s'il vous plaît à la population si elle est d'accord pour poursuivre un objectif de croissance infinie afin de créer de la richesse, ou bien si elle aimerait au contraire qu'on réfléchisse à d'autres moyens de quitter le cargo avant qu'il ne coule.
Moi je n'y crois plus, j'y crois de moins en moins.
Je ne suis plus décroissant, je suis décroissé.

jeudi 26 mai 2011

Impressions bizarres, impressions d'Islande

Je suis un peu fâché.
Avec mon oreille qui traîne, j'ai entendu ces phrases idiotes les jours précédents :
"Y nous font ch... ces Islandais !"
"Y pourraient pas le garder, leur volcan de m...?"
"De toute façon, c'est un pays qui sert à rien !"
Les Islandais "apprécieront", comme on dit. Je ne suis pas Islandais et je n'apprécie pas.
En l'occurrence, l'événement volcanique m'a fait réaliser l'ampleur du phénomène aéronautique et son implication sur nos vies. Des centaines de vols dans tous les pays du monde, tous les jours...
Quand j'ai entendu ça, je me suis demandé : "jusqu'à quand...?"
"Jusqu'à quand ?" Même pas pourquoi, parce que pourquoi c'est insultant pour ceux qui construisent, prennent et font voler les avions. Insultant pour l'économie mondiale, insultant pour la croissance, la libre circulation des machins et le libre-échange des trucs...
Mais jusqu'à quand ?, bon rat de marée !
Les volcans d'Islande, puisque telle est la nationalité que leur prêtent les humoristes et les voyageurs, cracheront encore en l'air pour attraper les mouches bien après le vol du dernier aircar.

lundi 23 mai 2011

Peut-on être "exagérément" sentimental dans un monde compétitif ?

A ma propre question, je réponds oui.
Oui parce que c'est mon cas.
Oui d'un point de vue professionnel, parce que j'ai toujours mis en avant l'affectif, les émotions, au risque d'agacer les protagonistes d'un monde où chaque place se gagne avec les serres ou les griffes.
Oui parce que j'entre à nouveau dans la structure que j'ai quittée un jour avec la certitude de ne jamais y revenir.
Oui parce que la première mission qui m'a été confiée a réveillé tellement de choses...

Je vous raconterai tout ça. En attendant, je finis ma mission et je savoure l'instant présent avec intensité.

vendredi 20 mai 2011

sur le feu

J'ai un ciel orange sur le grill et je n'ai guère d'influx nerveux pour des billets de blogue conséquents...

Une petite réflexion pour ce jour, entendue à la radio par la bouche d'une présidente d'association plutôt écologiste, cette vilaine race qui voudrait nous faire retourner à la bougie et à la grotte :

"La question n'est pas tant de savoir quelle planète nous allons laisser à nos enfants, mais c'est aussi et surtout quels enfants nous allons laisser à la planète..."

Profond, intelligent et surtout essentiel. Car ce sont les enfants d'aujourd'hui qui pollueront demain... et qui auront à penser à LEURS générations futures.
E., chère amie, c'est toi qui as raison, l'éducation sauvera le monde.
Ou pas.

lundi 16 mai 2011

Impact orageux

J'ai été absent six jours... Record absolu depuis mon entrée en blosgpoterie.

Notre antenne satellite a été touchée par la foudre la semaine dernière et l'impact a endommagé notre matériel, nous privant ainsi de toute connexion Internet.
Ce n'était pas si désagréable.
Ce n'était pas agréable non plus, si vous allez par là.

Six jours, ce n'est pas grand-chose, et nous en avons fait des choses en attendant, mais vous m'avez quand même manqué :)

mercredi 11 mai 2011

Débat radiophonique, compte rendu II

J'ai commencé hier à relater ce formidâââââble débat radiophonique qui fatigue et désespère les foules qui en ont marre, à savoir :
LE CAPITALISME PEUT-IL SE PASSER DE CROISSANCE ?

En y réfléchissant bien, moi qui suis fameux pour mon indulgence et ma patience, j'admets que le thème choisi et la façon dont il a été traité sont deux volets d'un endoctrinement continu et nauséabond, pour utiliser un terme à la mode. En moins de mots, on se moque de nous.
Déjà, telle que la question a été posée, il n'a été à aucun moment question de mettre en cause le principe du capitalisme dominant. C'est un fait acquis en sciences économiques (en apparence). Ensuite, il n'a pas non plus été question, sauf sous forme de caricature lamentable (j'y reviendrai) de contester le mécanisme de croissance infinie. Autrement dit, le véritable thème traité était :
Comment je peux vendre mon livre en faisant croire que la croissance c'est bon mangez-en, que la pollution c'est bon mangez-en, que les écolos sont caca-prout et que les contestataires de façon générale sont des empêcheurs d'être heureux, épanouis, consuméristes et soumis.
Pardon de sembler caricaturer le propos à mon tour... mais ce que j'ai entendu lors de cette émission dépassait parfois le citoyennement acceptable.

Aujourd'hui, je présente et commente quelques réflexions de la part des invités les plus modérés ou des auditeurs les plus en colère :

"Pour défendre l'idée d'une croissance infinie dans un espace fini, il faut être au moins stupide ou bien économiste."
Un auditeur

Ce à quoi on lui a répondu sèchement :
"Demandez donc aux 200 millions d'agriculteurs chinois qui ont multiplié par 4 leur niveau de vie ce qu'ils pensent des thèses écologisto-mabouls"
sic
La citation est exacte. "Ecologisto-mabouls", merci de laisser travailler tranquillement les types qui ont un livre à v..., les gens sérieux.
Je ne crache pas d'ailleurs sur "les types qui ont un livre à vendre" car j'en suis un moi-même, et cela risque même de s'accentuer en ce qui me concerne. Je considère toutefois que la fin ne justifie pas les moyens et qu'on ne devrait pas être autorisé à souhaiter la destruction de l'environnement à seule fin de passer le million d'exemplaires vendus.

"Les décroissants, qui ne sont pas d'ailleurs des décroissants mais des objecteurs de croissance, acceptent l'idée d'une 'bonne' croissance. (...) Ce qui énerve les Français, c'est que l'économie est dans tout et partout. L'idée d'une croissance circonscrite au champ économique, modulo le respect de l'environnement, est globalement acceptée par tous."

Là, deux idées se chevauchent mais donnent l'impression que les Français sont des objecteurs de croissance mal lunés qui accepteraient une croissance verte si tant est que celle-ci fût possible.
Je pense que l'analyse n'est pas complètement nulle, modulo le fait qu'en parlant "des Français", on continue à ignorer que nous ne sommes que des individus et que même moi je ne suis pas toujours d'accord avec mon ami G., avec lequel j'ai pourtant tant d'affinités idéologiques !

"En tout cas, ce qu'il faut retenir, c'est la nécessité de réguler ; réguler le capitalisme, réguler l'économie, réguler les banques."

Mais bien sûr ! C'est tellement simple que même notre président de pays y avait pensé !
La méthode ? Très facile. Chaque individu doit se rendre chez le capitaliste ou chez le banquier le plus proche et lui dire : "Bonjour, je viens pour la régulation". Ensuite, vous prenez votre argent et vous allez l'investir dans une banque mutuelle solidaire et/ou écologisto-maboul sans actionnaires.

"La régulation et la répartition des richesses sont la clé."

Rejoint la réflexion précédente. La méthode proposée et la même.

A demain pour les hilarantes saillies du type qui a un livre à vendre et qui accessoirement est un économiste qui enseigne dans des grandes écoles de commerce. En tant qu'ancien élève de prépa HEC qui rêvait de devenir analyste financier (ça m'est vite passé), je crains que ces lieux ne soient pas prêts d'enseigner les prémisses d'un monde nouveau.
Non, en fait, ses réflexions sont tout sauf hilarantes. Elles sont surtout effrayantes.

mardi 10 mai 2011

Débat radiophonique, compte rendu I

Je l'avais annoncé hier. C'était le thème du jour à 10h00 dans l'émission "service public" :

LE CAPITALISME PEUT-IL SE PASSER DE CROISSANCE ?

Le sujet est passionnant et sensible, surtout dans l'époque actuelle qui pour beaucoup d'entre nous est un moment crucial de l'Histoire de l'Humanité (et je mets des H majuscules exprès).
Les intervenants furent pour la plupart modérés et intelligents. Il y eut également un économiste "de service" qui avait un livre à vendre (ça, c'est pas grave) et qui ne jurait que par la croissance, allant jusqu'à user de lieux communs que j'oserais qualifier de révoltant.
J'y reviendrai.

En attendant de revenir au détail, voici le résultat du débat.
Unanimité sur deux points essentiels :
- La croissance est indispensable dans notre monde moderne mais elle ne doit pas se faire n'importe comment (nan...., sérieux...?).
- La régulation est la clé. Il faut réguler le capitalisme, l'économie globale et les banques. Réguler mais pas modifier (aaaah ? mais comment, docteur ?).
- On ne peut pas en finir avec le capitalisme financier parce qu'il s'agit d'un pléonasme : sans finances, pas de capitalisme (et sans chou, pas de choucroute).
- Les entreprises sont là pour faire du profit. Les gens sont là pour consommer en dépensant le moins possible. En articulant ces deux principes intangibles, il faut réfléchir à un monde "régulé" où on produira pas forcément moins mais plus intelligemment (idée de génie d'un des intervenants : mettre des exploitations agricoles juste à côté des usines de produits chimiques pour limiter les transports... je vous jure...).

Pas un mot sur la méthode, bien sûr, à l'exception de solutions comme celle que je viens de mettre entre parenthèses et qui mériterait un roman entier (bonne idée, d'ailleurs..., pour mes Trisantesmes)
J'attends vos réactions sur les conclusions de ce débat. Encore une fois, il me laisse sur ma faim parce qu'il ne propose rien d'excitant. J'ai entendu qu'il fallait "tout réguler" mais on ne sait pas comment ni par qui.
"C'est urgent. Ça fait trente ans qu'on dit que c'est urgent, alors il faut le faire !"

Ce qui me paraît le plus dangereux dans l'affaire, c'est de penser que ce sont les entités à réguler qui sont chargées de réguler... En somme, il ne va rien se passer tant que nous ne mourrons pas massivement des effets de la pollution des eaux, des terres, de l'air, des consciences et du reste.

Soyez heureux et régulez, bon sang !