mardi 10 mai 2011

Débat radiophonique, compte rendu I

Je l'avais annoncé hier. C'était le thème du jour à 10h00 dans l'émission "service public" :

LE CAPITALISME PEUT-IL SE PASSER DE CROISSANCE ?

Le sujet est passionnant et sensible, surtout dans l'époque actuelle qui pour beaucoup d'entre nous est un moment crucial de l'Histoire de l'Humanité (et je mets des H majuscules exprès).
Les intervenants furent pour la plupart modérés et intelligents. Il y eut également un économiste "de service" qui avait un livre à vendre (ça, c'est pas grave) et qui ne jurait que par la croissance, allant jusqu'à user de lieux communs que j'oserais qualifier de révoltant.
J'y reviendrai.

En attendant de revenir au détail, voici le résultat du débat.
Unanimité sur deux points essentiels :
- La croissance est indispensable dans notre monde moderne mais elle ne doit pas se faire n'importe comment (nan...., sérieux...?).
- La régulation est la clé. Il faut réguler le capitalisme, l'économie globale et les banques. Réguler mais pas modifier (aaaah ? mais comment, docteur ?).
- On ne peut pas en finir avec le capitalisme financier parce qu'il s'agit d'un pléonasme : sans finances, pas de capitalisme (et sans chou, pas de choucroute).
- Les entreprises sont là pour faire du profit. Les gens sont là pour consommer en dépensant le moins possible. En articulant ces deux principes intangibles, il faut réfléchir à un monde "régulé" où on produira pas forcément moins mais plus intelligemment (idée de génie d'un des intervenants : mettre des exploitations agricoles juste à côté des usines de produits chimiques pour limiter les transports... je vous jure...).

Pas un mot sur la méthode, bien sûr, à l'exception de solutions comme celle que je viens de mettre entre parenthèses et qui mériterait un roman entier (bonne idée, d'ailleurs..., pour mes Trisantesmes)
J'attends vos réactions sur les conclusions de ce débat. Encore une fois, il me laisse sur ma faim parce qu'il ne propose rien d'excitant. J'ai entendu qu'il fallait "tout réguler" mais on ne sait pas comment ni par qui.
"C'est urgent. Ça fait trente ans qu'on dit que c'est urgent, alors il faut le faire !"

Ce qui me paraît le plus dangereux dans l'affaire, c'est de penser que ce sont les entités à réguler qui sont chargées de réguler... En somme, il ne va rien se passer tant que nous ne mourrons pas massivement des effets de la pollution des eaux, des terres, de l'air, des consciences et du reste.

Soyez heureux et régulez, bon sang !

lundi 9 mai 2011

Demain le ciel sera orange, à cause des fines particules de pollution

A ne pas manquer demain à 10h00 ("pour ceux qui peuvent" comme dit souvent notre chèfe de chœur), une émission radiophonique sur ma chaîne préférée :
LE CAPITALISME PEUT-IL SE PASSER DE CROISSANCE ?

L'intitulé est peut-être ironique... en tout cas il est littéral.
J'ai hâte d'entendre ce qu'auront à dire les invités et les auditeurs lors de ce débat d'ores et déjà biaisé. Des tas d'horribles questions me viennent en tête à la suite de celle-ci.
Pour l'instant, je les garderai pour moi.

A mon avis, il n'y a qu'une réponse qui vaille :
"Si le capitalisme ne peut pas se passer de croissance, alors il faut détruire le capitalisme avant qu'il ne nous détruise.
- Merci, monsieur H., mais nous n'invitons que des gens sérieux dans nos débats.
- Ah, pardon, je croyais que vouliez VRAIMENT parler de l'avenir de notre espèce."

A très bientôt.
Avec tout ça, je n'ai toujours pas commencé mes "100 idées reçues à combattre pour un écologisme de la joie".

samedi 7 mai 2011

Des choses qui ne m'amusent plus

Entendu un jour, sans réponse de ma part à l'époque :
"C'est pas celui qui colle qui est dangereux, c'est celui qui est devant et qui se traîne à 80 !"

Après le fameux :
"J'y passe plus, y a des radars !"
"Si tu bois, prends la route de Précy-sous-Tamère, y a jamais de gendarmes (NDS : mais y a tous les autres pochtrons de la région)"
"Chuis désolé, c'est pas les types qui roulent à 180 sur l'autoroute qui sont dangereux, c'est ceux qui sont à 100 ou 110 !"
ou alors, le pompon :
"Si on respectait le code, on pourrait plus rien faire !"

Vous l'aurez compris, je suis assez tendu sur ces questions de sécurité collective.
L'illustration du premier adage nous a été donnée mardi dernier. Nous roulions sur une de nos belles routes de campagne quand nous avons été doublés à la coyote par un "bolide", qui a aussitôt collé au derrière de la voiture qui nous précédait. Une succession de virages n'offrait plus la possibilité de doubler dans l'immédiat. Je prends de la distance, par prudence... et bien m'en a pris. Quelques instants plus tard, nous retrouvons la voiture-coyote sortie de la route, à un endroit où heureusement pour elle le fossé était peu creusé...
Résultat des courses, cet abruti qui était devant et qui ne roulait pas assez vite a contraint l'excellent conducteur qui le collait de près à se jeter dans le décor pour éviter une collision dont la lenteur du premier nommé aurait été la seule responsable...
Non mais sérieusement, s'il vous plaît, pensez aux distances de sécurité... et si vous les trouvez trop contraignantes, divisez-les par deux, ce sera toujours plus que celles pratiquées par ce conducteur-coyote de mardi dernier.

Soyez heureux.

jeudi 5 mai 2011

Je ne me savais pas aussi heureux

Découvert par hasard cette évaluation en visitant ce blogue.
Une "mesure ultra-scientifique du bonheur" à partir d'un questionnaire en 40 points.

Malgré quelques points à améliorer (je vous laisse deviner lesquels, bande de sacripants et de sacripantes), j'ai obtenu l'invraisemblable indice de bonheur de 100... sur 100.

Je me savais peu malheureux mais pas à ce point...

Ça me rappelle une ancienne collègue, dont je tairai le nom, qui avait en son temps commenté ma non-embauche sur un poste : "il est déjà assez heureux comme ça."
Plutôt que de m'attrister, cette réflexion m'avait éclairé sur un point : je paraissais heureux aux yeux du monde. C'est une chose étrange au fond, mais c'est cohérent avec ce que j'essayais de montrer.

Bref, faites ce test si vous le souhaitez et rassurez-moi : vous aussi vous pouvez obtenir 100 sur 100 sans pour autant avoir "bon" à toutes les questions !

Soyez heureux, ce test vous expliquera comment.

mercredi 4 mai 2011

Question de vocabulaire : néologisme à l'étude

Dimanche dernier, j'ai entendu une charmante expression non encore lexicalisée.
Le contexte est très simple : une jeune femme se penche sur l'épaule de sa grande sœur et les cheveux de la première effleurent la-dite épaule, provoquant la réaction immédiate de la seconde :
"Hé ! é m'guili !"

Je vous l'ai transcrite en phonétique, faute de pouvoir conjuguer ce verbe qui n'existe pas (encore).

Faut-il dire :
Elle me guilie ?
Elle me guillie ?
Elle me guilit ?
Elle me guillit ?
Autre forme ?

S'agit-il du verbe guilier ou guillier (1er groupe) ?
Peu probable.
Des verbes guilir ou guillir (2ème groupe) ?
Possible mais bizarre aux personnes du pluriel "nous guilissons", "vous guillissez"...
D'un verbe du troisième groupe de forme guilir, guillir, voire guiloir ?
Plus vraisemblable.

Notons que l'onomatopée guili-guili s'écrit avec un seul 'l' par 'guili', ce qui me fait plutôt pencher pour l'option "guilir", verbe du troisième groupe, celui des refusés aux salons des deux premiers...

Voilà, nous faisons un métier formidable ;))
Merci à Fiona et à Noélia pour avoir fait avancer la science langagière et une bise à tous les participants à cette chouette journée.

Soyez heureux, vous tous qui passez par là.

lundi 2 mai 2011

Elle fit son lit là


Une citron habite dans mon lilas.
L'arachne y est bien installée,
elle a fait son lit là,
dans l'inflorescence en grappes
au bord de l'allée.

samedi 30 avril 2011

chanteuse et talent

Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous faire part de mon coup de cœur pour la chanteuse-musicienne qu'est Jeanne Cherhal.
Je suis grand amateur de ses chansons depuis sa révélation il y a quelques années et un premier album déjà magistral.
Et là, je me retrouve ému par une chanson "de presque rien", précisément, qui a l'air écrite pour tous ceux qui ont eu une adolescence creuse et pleine à la fois, remplie d'amour et de vide, entre nirvana et précipice. "Cinq ou six années de presque rien", c'est exactement ce qu'a duré le "presque rien" en moi.
Très peu de musique, une voix claire, des paroles simples mais tellement justes et bien posées. C'est ça le talent. bravo, Jeanne.

PROGRAMME 2025 STAGES D'ÉCRITURE colorés de stylistique

Enfin le retour des stages d'écriture ! Tout le programme 2025 est disponible ci-dessous, avec les renseignements associés : STAGES  D...