Je me dois d'être juste envers notre petite chienne : elle est plutôt mignonne.
Or cette photographie a déjà été publiée deux fois, sans droit de réponse, dont une fois sur le verbe au vert à l'occasion de la publication d'une mémorable recette de cuisine inspirée par la failed food.
C'est pourquoi Bedje, notre petite chienne, me demande de publier le message suivant :
"Gawawaw ! Guinguinguing ! Awaf !",
ce qui une fois traduit veut dire grosso modo qu'elle désapprouve la mise en ligne systématique de photographies qui la mettent à son désavantage.
Images à l'appui :
L'envers du verbe sera consacré à mes activités professionnelles en tant qu'auteur, linguiste, animateur et interprète
mardi 15 février 2011
dimanche 13 février 2011
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C'est dimanche,
les claviers penchent...
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C'est dimanche,
les claviers penchent...
- Oui, comme tu dis !"
vendredi 11 février 2011
é perissodactyle sporgersi !
En prenant le train entre DIjon et Montbard (de Côte d'Or de l'Est à Côte d'Or de l'Ouest), j'ai été agréablement surpris par le grand nombre de périssodactyles que l'on voit paître dans les prés.
C'est une caractéristique de la Bourgogne qui me plaît : des chevaux et des ânes partout, en liberté surveillée, des animaux magnifiques qui me regardent passer, moi l'incongru voyageur dans mon "cheval de feu", eux témoins d'une époque où l'humain ne préserve plus seulement les espèces par nécessité mais parce qu'il les aime, ces périssodactyles qui ont fait l'Histoire !
Et je pense à notre millénaire manoir avec un pincement au coeur, cette majestueuse bâtisse abandonnée qui nous fait face et se meurt...
Les propriétaires ont reçu un jour une proposition pour le transformer en haras.
Ils ont refusé.
Les ruines s'arruinent.
Les chevaux hennissent.
Et la caravane électrique passe.
C'est une caractéristique de la Bourgogne qui me plaît : des chevaux et des ânes partout, en liberté surveillée, des animaux magnifiques qui me regardent passer, moi l'incongru voyageur dans mon "cheval de feu", eux témoins d'une époque où l'humain ne préserve plus seulement les espèces par nécessité mais parce qu'il les aime, ces périssodactyles qui ont fait l'Histoire !
Et je pense à notre millénaire manoir avec un pincement au coeur, cette majestueuse bâtisse abandonnée qui nous fait face et se meurt...
Les propriétaires ont reçu un jour une proposition pour le transformer en haras.
Ils ont refusé.
Les ruines s'arruinent.
Les chevaux hennissent.
Et la caravane électrique passe.
dimanche 6 février 2011
Activité saine et récompense culinaire
Douceur des températures, soleil... Le temps était idéal pour jardiner et je me suis laissé tenter.
Tailler, ramasser, arracher, retourner, lancer une baballe, serfouetter, scier, racler, ratisser, biner, composter, étêter, taper dans un ballon, entasser, griffer, empierrer, ébrancher, relancer une baballe, serper, abattre, boisrentrer, brouetter, taper dans un autre ballon...
On en fait des choses durant une après-midi au jardin !
Et encore, je pense avoir oublié quelques verbes dehors...
Une petite image du jardinier bin content :
Ah bin non, c'est son assistant ès-baballe...
Je recommence :
Ah bin non, c'est son goûter. Tresse de brioches aux écorces d'orange, faite avec amour par la jardinière ;))
Et bien je vous laisse, je m'en vais la tartiner de confiture et de pâte de noisettes (la brioche).
Tailler, ramasser, arracher, retourner, lancer une baballe, serfouetter, scier, racler, ratisser, biner, composter, étêter, taper dans un ballon, entasser, griffer, empierrer, ébrancher, relancer une baballe, serper, abattre, boisrentrer, brouetter, taper dans un autre ballon...
On en fait des choses durant une après-midi au jardin !
Et encore, je pense avoir oublié quelques verbes dehors...
Une petite image du jardinier bin content :
Ah bin non, c'est son assistant ès-baballe...
Je recommence :
Ah bin non, c'est son goûter. Tresse de brioches aux écorces d'orange, faite avec amour par la jardinière ;))
Et bien je vous laisse, je m'en vais la tartiner de confiture et de pâte de noisettes (la brioche).
vendredi 4 février 2011
Emotion, parallèles et Lorraine cinématographiée
Hier soir passait sur France 3 "Il y a longtemps que je t'aime", le très beau film du réalisateur et (surtout) écrivain Philippe Claudel, véritable Lorrain de cœur et de corps.
Son film fut entièrement tourné à Nancy et je reconnais sur chaque plan extérieur un bout du quartier où j'ai vécu. On sent le metteur en scène amoureux de sa ville et qui ne triche pas sur la localisation : les scènes censées se passer sur le campus de la fac de lettres se passent VRAIMENT sur le campus ; j'ai reconnu notamment la salle du courrier des professeurs, la salle de cours, le parking extérieur, le bâtiment informatique, le bureau...
Lorsque le tournage eut lieu, je travaillais sur ce campus. Je me souviens qu'une de mes collègues m'avait dit "Il y a des barrières autour du bâtiment J. Il y a un tournage. Je crois qu'il y a Elsa Zylberstein !"
J'ai répondu "ah bon" et j'ai vaqué.
J'aime beaucoup le cinéma mais curieusement la proximité des vedettes ne me fait ni chaud ni froid. C'était juste amusant et plaisant de penser que nous travaillions à trente mètres d'une belle œuvre en train de se faire...
Autre clin d'œil : le mari d'Elsa joué par Serge Hazanavicius est (d'après sa fille) "lexicolographe et travaille pour le CNRS", c'est-à-dire exactement mon boulot et mon employeur de l'époque. J'en déduis que Philippe Claudel connaît l'existence de l'atilf et que son personnage était censé en être un des membres !
Quand est arrivée la scène de la révélation de son métier, je fus traversé de cette sorte de frisson de réminiscence, vous savez : ce frisson de déjà-vu qui est si fort et si troublant...
Ces simples détails en forme de coïncidences m'ont rendu ce film encore plus sympathique et j'ai eu très grand plaisir à le revoir !
Les émissions qui suivaient sur les différentes chaînes à notre disposition me tentaient moins :
"La France est-elle foutue ?"
"Faut-il avoir peur de la Chine ?"
"Monde Arabe, le chaos, et après ?"
"Les promoteurs immobiliers vous arnaquent !"
Bref, des thèmes anxiogènes avec des titres qui pousseraient un optimiste béat à la retraite durable sur Jupiter.
Je me suis demandé (très innocemment) pourquoi il y avait une telle abondance de sujets à faire peur... Sans doute que le monde est plus moche et plus cruel que ce que j'en vois de ma fenêtre colombine.
Son film fut entièrement tourné à Nancy et je reconnais sur chaque plan extérieur un bout du quartier où j'ai vécu. On sent le metteur en scène amoureux de sa ville et qui ne triche pas sur la localisation : les scènes censées se passer sur le campus de la fac de lettres se passent VRAIMENT sur le campus ; j'ai reconnu notamment la salle du courrier des professeurs, la salle de cours, le parking extérieur, le bâtiment informatique, le bureau...
Lorsque le tournage eut lieu, je travaillais sur ce campus. Je me souviens qu'une de mes collègues m'avait dit "Il y a des barrières autour du bâtiment J. Il y a un tournage. Je crois qu'il y a Elsa Zylberstein !"
J'ai répondu "ah bon" et j'ai vaqué.
J'aime beaucoup le cinéma mais curieusement la proximité des vedettes ne me fait ni chaud ni froid. C'était juste amusant et plaisant de penser que nous travaillions à trente mètres d'une belle œuvre en train de se faire...
Autre clin d'œil : le mari d'Elsa joué par Serge Hazanavicius est (d'après sa fille) "lexicolographe et travaille pour le CNRS", c'est-à-dire exactement mon boulot et mon employeur de l'époque. J'en déduis que Philippe Claudel connaît l'existence de l'atilf et que son personnage était censé en être un des membres !
Quand est arrivée la scène de la révélation de son métier, je fus traversé de cette sorte de frisson de réminiscence, vous savez : ce frisson de déjà-vu qui est si fort et si troublant...
Ces simples détails en forme de coïncidences m'ont rendu ce film encore plus sympathique et j'ai eu très grand plaisir à le revoir !
Les émissions qui suivaient sur les différentes chaînes à notre disposition me tentaient moins :
"La France est-elle foutue ?"
"Faut-il avoir peur de la Chine ?"
"Monde Arabe, le chaos, et après ?"
"Les promoteurs immobiliers vous arnaquent !"
Bref, des thèmes anxiogènes avec des titres qui pousseraient un optimiste béat à la retraite durable sur Jupiter.
Je me suis demandé (très innocemment) pourquoi il y avait une telle abondance de sujets à faire peur... Sans doute que le monde est plus moche et plus cruel que ce que j'en vois de ma fenêtre colombine.
jeudi 3 février 2011
Bienvenue chez les bios-bios *
A l'issue d'un délicieux déjeuner de quinoa rouge bio équitable et sardines pêchées à la ligne, je me lève, je débarrasse la table et je m'apprête à quitter la cuisine... quand Véronique m'interpelle :
"J'ai fait une tisane, tu devrais en prendre. C'est un mélange de bien-être du foie et de verveine-sérénité !" me lance-t-elle tandis que je m'éloigne.
Comprenez-moi bien, nous sommes LA maison de la tisane. Mais dans ce contexte... et avec le ton du jour... j'ai éclaté de rire. Il faut dire que je ne vivais pas comme ça avant, surtout quand j'habitais seul. Depuis l'an 2003, je ne mange plus de pizza mack-queïne ni de saucisses aux lentilles en boîte. Je ne bois plus de caco-calo et ma bière (quand j'en bois) est faite avec de l'eau pure filtrée et du houblon AB...
Véronique rit avec moi et me lance comme un avertissement funeste :
"Si tu n'en bois pas, prends au moins une cuillerée de pollen !"
Là c'en est trop, je m'enfuis. J'ai réussi à me faire à tout... mais le pollen, c'est trop dur...
* Titre emprunté à un ouvrage très amusant édité dans une très sympathique maison. J'espère que l'auteure Marie Godart et l'éditeur AO me le pardonneront ;)
"J'ai fait une tisane, tu devrais en prendre. C'est un mélange de bien-être du foie et de verveine-sérénité !" me lance-t-elle tandis que je m'éloigne.
Comprenez-moi bien, nous sommes LA maison de la tisane. Mais dans ce contexte... et avec le ton du jour... j'ai éclaté de rire. Il faut dire que je ne vivais pas comme ça avant, surtout quand j'habitais seul. Depuis l'an 2003, je ne mange plus de pizza mack-queïne ni de saucisses aux lentilles en boîte. Je ne bois plus de caco-calo et ma bière (quand j'en bois) est faite avec de l'eau pure filtrée et du houblon AB...
Véronique rit avec moi et me lance comme un avertissement funeste :
"Si tu n'en bois pas, prends au moins une cuillerée de pollen !"
Là c'en est trop, je m'enfuis. J'ai réussi à me faire à tout... mais le pollen, c'est trop dur...
* Titre emprunté à un ouvrage très amusant édité dans une très sympathique maison. J'espère que l'auteure Marie Godart et l'éditeur AO me le pardonneront ;)
mercredi 2 février 2011
Précis souvenir de rêves impossibles
Il y a presque vingt ans, je vivais en colocation dans un petit appartement de la banlieue de Strasbourg.
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.
Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."
L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."
Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.

A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde
Mes deux camarades de fortune du pot étaient deux algériens, deux frangins issus d'une belle fratrie de six unités mâles et trois unités femelles, une belle famille, de belles personnes. Ils étaient tous les deux musiciens, l'un d'abord juriste et l'autre d'abord architecte. Mais d'abord musiciens.
Et ils étaient mes amis, mes frères, ceux grâce auxquels mes années les plus sombres n'ont pas été un désastre total.
Lors de l'une de nos soirées amicales et animées, nous avons "joué" au jeu de l'avenir : Comment nous voyons-nous dans dix ou vingt ans, ces choses-là...
Je dois l'avouer, j'avais à l'époque une certaine propension au désespoir qui me poussait à refuser toute perspective heureuse à plus d'une heure de distance... mais mes camarades ont insisté, autant pour alimenter le jeu que pour me forcer à avoir une vision optimiste de mon destin mal barré.
Alors j'ai fantasmé, j'ai répondu grosso modo que "dans vingt ans, j'aimerais vivre avec une compagne artiste dans une belle maison à la campagne, entouré de nature sauvage, proche de mes amis et exerçant la profession d'écrivain".
Et, sans doute, je me suis mis à pleurer en buvant une gorgée de ma bière et en allumant une cigarette par le filtre, à cause de mes yeux brouillés par les larmes... et j'ajoutai "mais de toute façon, cela n'arrivera jamais..."
L'un de mes deux amis, je ne me souviens plus lequel, m'aura pris par les épaules et m'aura dit :
"Tu sais, Sébichou, si tu le veux très fort, cela arrivera. Il faut juste que tu y croies."
Et oui, on m'appelait Sébichou.
Oui, j'avais des amis comme ça.
Oui, je vis bien dans une maison à la campagne avec ma compagne artiste, la nature autour, des amis partout et j'écris... j'écris encore...
Oui, j'ai commencé à y croire un jour de l'année 1995, l'un des plus beaux jours de ma vie dont il sera question une autre fois.
Oui, tout cela est vrai mais romancé, romancé mais vrai...
Or, pour un auteur qui aime à tout mélanger pour délivrer des cohérences fulgurantes, les fantasmes du passé sont aussi de merveilleuses réalités.
Or tout est vrai.
Voilà.

A Habib, Bady et Amar, tout aussi présents dans mon cœur qu'en ce bas-monde
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