lundi 31 janvier 2011

Une bleue de Gascogne en Bourgogne

Comme je l'ai promis dans les commentaires à mon message d'hier, voici l'histoire de Bonna la bleue de Gascogne en perdition. J'ai emprunté la trame à Véronique qui est allée la raconter sur le forum des amis des lévriers auquel elle appartient :

Aujourd'hui dimanche, aller-retour à Paris en voiture pour nous, sans nos 3 long-nez (NDS : nos petits lévriers).

Sur le chemin du retour, sur une petite route de campagne en lisière de forêt, nous apercevons un chien divaguant tout près de nous. La route est petite mais elle longe l'A6. Il fait -3°. Véro me dit "hééé, il y a un saluki, là !" (NDS : une variété de grand lévrier) Bien sûr, je me gare illico. Quelques secondes avant, nous évoquions nos propres chiens, enfermés et affamés, seuls dans notre maison...
La chienne errante est une Bleue de Gascogne. Elle s'est approchée de la voiture, s'est mise derrière, à quelques mètres, aplatie dans le champ, apeurée, tremblante.
Véro descend, tente de l'approcher, voit des gros numéros de téléphone au marqueur sur son collier jaune fluo agrémenté d'une grosse cloche. Indice : chienne de chasse ou de ferme ! Le bout de sa queue est en sang, le reste semble très correct.

Nous lui parlons tout doucement, et Véronique s'accroupit près d'elle. Elle reste près de nous, yeux tout doux et implorants. Nous parvenons à lire les n° de tel puis à lui caresser le crâne. J'appelle. Son maître me répond qu'il arrive tout de suite.
Comme elle tremble beaucoup, je vais chercher la-couverture-de-la-voiture. Je me retourne et voit Véronique et la malheureuse chienne serrées, superbe image. Mon seul regret de la soirée sera l'absence d'appareil photo pour immortaliser l'instant.
J'enveloppe la chienne dans la couverture, elle finit par se coucher et se détendre tout en faisant des "mulk mulk" de contentement quand on la caresse. Le crépuscule est tout proche et personne n'arrive. 1/4 d'h après, Véronique me suggère de rappeler le maître, ce que je fais. Il est désolé de son retard, il a perdu sa meute (donc c'est un chasseur) et arrive dès qu'il peut. "Il cueille ses chiens à droite à gauche, au fur et à mesure".
Nous, déjà attachés à "la gentille titounette" (NDVéro), nous prions pour que son maître soit un chic type, pas une brute (puisqu'elle est apeurée, on se fait des petits films). Mais comme elle ne nous a pas fui, on suppose qu'elle ne craint pas les humains.
Un 4x4 arrive sur les chapeaux de roue, feux éteints. Véronique retient un peu la chienne par le collier pour qu'elle ne se jette pas sous les roues... 2 messieurs descendent. Elle remue la queue en se précipitant vers eux. Soulagement de la voir ainsi ! Son maître nous remercie vivement tandis que son acolyte met la chienne dans une remorque.
Pour le sang, il pense qu'il s'agit d'épines. Pour la fugue, il nous dit que ça lui arrive souvent, presque tous les dimanches, mais que là, c'est plus grave que d'habitude car il habite à 20-25 km ! Donc la coquine a cavalé !
Il lui reste encore une chienne à trouver. La nuit ne tardera pas à tomber.
Nous repartons, un peu émus, et surtout très contents d'avoir peut-être sauvé un chien. Nous évoquons notre Louks ainsi recueilli 2 fois sur le bord d'une route. Et Véro me parle de sa Fali (sa 1ère whippet) qui avait fugué dans Paris et avait été recueillie dans une librairie-presse par une très sympathique jeune fille : elle avait quitté son boulot pour aller la nourrir et la dorloter chez elle !
Véro s'était toujours dit "si un jour je trouve un chien, je ferai tout pour retrouver son maître". Aujourd'hui, c'est chose faite ! Nous sommes heureux.

Voilà l'histoire extraordinaire de Bonna la chienne peureuse qui s'était perdue dans la forêt !

dimanche 30 janvier 2011

Aller-retour en RP et bleue de Gascogne en Bourgogne

Aujourd'hui, nous avons fait une journée aller-retour à Paris.
Je voulais vous raconter tranquillement ce périple qui tint autant de la corvée que du plaisir...
Mais c'était sans compter sur le hasard qui nous a fait secourir une chienne bleue de Gascogne sur le chemin du retour, divaguant sur la route par - 5°...
Du coup il est beaucoup plus tard que prévu et je rends l'antenne.
A vous Paris...
s.

vendredi 28 janvier 2011

jeudi 27 janvier 2011

Le saviez-vous ?

On a découvert une nouvelle variété de cœlacanthe par 120 mètres de fond, dans l'Océan Indien.

Si ça ne vous dit rien, sachez que cet animal-poisson est un quasi-dinosaure, qu'on croyait à jamais éteint, et que sa fiche cartonnée fut une des premières que je possédai quand j'étais un tout petit enfant en apprentissage de la lecture.

J'attends impatiemment qu'un stégosaure vienne brouter mes rhubarbes au fond du jardin.

PS : Je sais que l'information n'est pas fraîche mais elle me touche...

mercredi 26 janvier 2011

L'hégémonie et la paresse

Au départ, j'avais plein d'idées pour vous faire un très long message au sujet de Livredetonvisage... et puis je vais commencer court, quitte à réagir si je sens que je suis réellement seul au monde sur le sujet.
Vous connaissez Livredetonvisage ?
Aujourd'hui, il "fait" Internet à lui tout seul.
On ne peut plus entendre parler de rien sans que ce mot soit mentionné. Aucune actualité mondiale, aucun événement ne semble affranchi de la toute-influence de cette entreprise privée.

Cette hégémonie me rappelle une autre société toute-puissante qui s'appelait Petitdoux. Petitdoux gérait 99% des logiciels grand public de la planète. Tout le monde savait que ce n'était pas très sain et que ces logiciels n'étaient pas très fiables... Las, le marché était verrouillé au point qu'on ne disait plus "un programme" mais "un Petitdoux". Une poignée d'illuminés utilisaient d'autres systèmes, on les appelait les adorateurs de "Pomme" et on les raillait comme on raille une secte inoffensive qui prône l'amour entre les êtres.
Cette hégémonie me rappelle un passé très proche où la plupart de mes amis se disaient persuadés de ne jamais ouvrir un compte "Livredetonvisage" parce que nous avions toutes les raisons de le détester. Mais ces mêmes amis tombent comme des mouches, happés par le formidable pouvoir attractif de la bête, arguant du fait que "qui n'y est pas n'est nulle part".
Nulle part ?
Faut-il habiter Paris pour être Français ?

Aujourd'hui, je suis désemparé. Je tiens à demeurer à l'écart de "Livredetonvisage" car je ne suis pas prêt à sacrifier mes idéaux sur l'autel du pragmatisme. Certes, on me dit que la révolution tunisienne n'aurait pas été possible sans "Livredetonvisage"...
Peut-être, bien que ce fait-même fût très excessif dans son traitement médiatique. Les exploitants de "Livredetonvisage" s'en frottent les mains, ils n'ont plus besoin de faire la moindre publicité, c'est le monde entier qui s'en charge.
Mais là j'ai l'impression qu'on me dit :
"Tiens, mon presse-agrumes Séba fait un jus d'oranges formidable, tu devrais t'en servir comme grille-pain !"

Je ne suis pas invisible. J'ai deux blogues, deux adresses électroniques, deux numéros de téléphone, une adresse. Je suis tout sauf invisible.
Mais non, décidément, j'aimerais aussi longtemps que possible rester en dehors de "Livredetonvisage" et continuer à envoyer à mes camarades des "invitations à se désinscrire" lorsqu'ils m'envoient malgré eux des "invitations à m'inscrire".
Fluchte, je voulais faire court, disais-je ? De quoi vous plaignez-vous ? C'est assez court pour un tel sujet.

lundi 24 janvier 2011

La grande séduction va séduire

Message en hommage à mes amis et lecteurs Québécois dont j'apprécie les visites tout autant que j'aime lire leurs blogues :))

Ce soir, le ciné-club d'Avallon programme "la grande séduction", un excellent film québécois qui parle d'un village très isolé, la première route véritable en étant éloignée de plus de 100 kilomètres.

Il se trouve que les gens d'ici aiment le Québec et les Québécois et que nous avons également programmé "la détresse et l'enchantement", pièce tirée du roman de Gabrielle Roy, et ce dans le magnifique village de... Montréal (je te jure) dont je peux admirer le Mont Royal depuis la fenêtre de ma chambre à coucher quand le temps est dégagé :))
L'année prochaine, je proposerai une tournée de Beau Dommage ou de Desjardins dans les villages environnants !
Toc et toc.

dimanche 23 janvier 2011

J'attendais...

Comme chaque année depuis qu'Elle est chez moi, j'attends qu'Elle confectionne le montage dont Elle a le secret avant d'adresser mes vœux officiels au monde entier.

Mais voici, cher Monde entier, qu'Elle le fit cette année sous une forme qu'il m'est pour l'instant impossible de reproduire sur cette page. Or, si le message est limpide, les images sont irremplaçables.
J'attendrai donc de convertir ce fichier merveilleux et récalcitrant.
En attendant, soyez heureux. C'est une autre façon d'adresser mes vœux.

mercredi 19 janvier 2011

Temps de saison

Faire deux kilomètres à 6h00 du matin avant de renoncer à aller plus loin de peur de trop glisser sur la chaussée gelée, c'est dommage. Surtout que j'avais une réunion importante à 5 heures d'ici...
Mais c'est un temps de saison, et la saison c'est sacré.

lundi 17 janvier 2011

Plaidoyer pour une "écologie joyeuse"

Aujourd'hui, je vais vous révéler mon orientation politique et citoyenne.
Gauche, droite, centre... ?
Les directions uniques ne m'inspirent pas. En revanche, je suis un fervent militant de l'écologisme joyeux (ou écologisme heureux), courant non répertorié mais qui regroupe un nombre croissant de personnes qui ne croient ni à la croissance ni à l'écologisme coercitif qui risque un jour de s'imposer.
Je crois que les combats de société se gagnent par la douceur, la pédagogie, la confiance et l'intelligence. Je crois qu'on ne récolte que de l'agressivité lorsqu'on s'adresse aux autres de manière agressive, c'est pourquoi je déteste l'écologisme moraliste et culpabilisant qui dit "vous êtes des salauds" avant toute chose.
Je n'aime pas les films à grand succès qui nous assènent sans un sourire que nous sommes tous les assassins de nos propres enfants. Je n'aime pas "nos enfants nous accuseront" (quel titre horrible, déjà !). Je n'aime pas "Home" et son réalisateur sinistre qui insulte les gens dans la rue s'ils n'ont pas une conduite exemplaire.
Je pense que si nous n'adhérons pas à l'idée que l'écologisme peut nous rendre heureux, joyeux, radieux, lumineux... alors ces "khmers verts" que tant de gens craignent imposeront leur vision de la protection de la Planète.
Dans les années 70, on disant qu'un bon écologiste devait détester l'être humain. Moi je crois que cette vision est surannée et qu'il faut profondément aimer l'Humanité pour avoir envie qu'elle dure au-delà des générations déjà nées.

A suivre...

mercredi 12 janvier 2011

Avril 2010 : rhétorique sur un mode connu, le "on" de la contestation

Les premiers soubresauts sont apparus en avril dernier.
4 mois avant de ressentir pour la première fois le désir de parler d'autre chose que de mon nombril d'écrivaillon. Voici remis sur le "bon" blogue une réflexion boiteuse sur la nécessité de parler politique quand on est un citoyen non désengagé :

"On prétend que j'aborde ici peu de questions essentielles, que je ne parle que de mon jardin, de mes écrits, de mes amis, de mon petit monde artistique...
On dit que je passe outre les vrais sujets, outre la politique, foin de la société, fi de l'environnement, boutant hors du lieu tout ce qui fait que nous sommes des êtres humains et des citoyens sur cette planète...
On dit beaucoup de choses, on s'égosille, on ergote et on a raison.
"'On' est un idiot !" insisté-je afin de renouveler le proverbe habituel.
On serait tenté de croire que je n'ai d'opinion sur rien, que les sujets de société ne m'intéressent pas et que j'esquive pour mieux parler de ce qui me plaît... C'est tout à fait faux : comme tout le monde, j'ai des avis sur tout, y compris sur les thèmes qui me sont totalement étrangers comme le réchauffement de la planète Mars. Le truc, c'est que je ne donne jamais mon avis quand on ne me le demande pas, ce qui m'a valu par le passé une réputation inappropriée de personnage indifférent.
Mais tant qu'on ne m'interroge pas explicitement, que vous raconterai-je ?

SPORT : Mon chien mène au score, soit, mais peut-on considérer comme acceptable cette manie de transporter le ballon dans sa gueule ? L'arbitre est occupé à déterrer des jacinthes.
POLITIQUE : Les passereaux continueront à boycotter les élections locales tant que des urnes spécifiques ne seront pas fixées à plus d'un mètre du sol. Les renards, les couleuvres et autres lévriers protestent : "Nous devrions rendre le vote obligatoire " nous dit l'un d'entre eux.
SOCIÉTÉ : La famille Moineau a élu domicile dans le korète du Japon, obligeant la famille Verdier à se chercher une autre demeure. De toute façon, les Verdier habitaient trop près de la maison. Au moins les Moineau n'ont-ils pas peur de nous. Le problème est qu'ils sont plus bruyants que leurs prédécesseurs, sans compter qu'ils ne nettoient jamais les communs.
ENVIRONNEMENT : Tout est normal, rassurons-nous, les nouveaux insecticides agricoles sont tout aussi efficaces que les anciens, qui viennent d'être interdits par la commission. Ça fait une semaine qu'on n'a pas vu une abeille, un bourdon ni un papillon dans le jardin. N'y a même plus de mouches... Alors qu'on ne vienne pas me parler de l'innocuité des nouveaux produits, de leur action ultra-localisée ni de leurs conditions d'utilisation restrictives. Avis à ceux qui habitent en ville et détestent les insectes : Tout va bien, ils sont tous morts."

Voilà, quinze lignes de sujets sérieux et me voilà déjà en grande rogne.
Pour me détendre, voici une image de paix en mon logis :

"L'environnement, la politique, c'est pas pour les chiens..."

lundi 10 janvier 2011

La nature, c'est sale, il ne faut pas y toucher

Entendu aujourd'hui à la radio, un projet de loi visant à interdire l'utilisation directe des plantes comme médicaments est en préparation. Dit comme cela, on peut imaginer que c'est une façon d'éviter le charlatanisme, sauf que... sauf que le journaliste creuse un peu et demande à son interlocuteur, qui est chimiste :
"Est-ce que cela signifie que le simple citoyen n'aura théoriquement plus le droit de ramasser des herbes devant chez lui pour se faire des tisanes ou des remèdes maison ?"
Réponse catégorique mais bafouillante de l'intervenant :
"Bien entendu, on ne peut pas laisser faire n'importe quoi aux gens. Il faut un minimum de contrôle. Ramasser n'importe quelle plante est dangereux."

En entendant cela, je m'indigne, je bouillonne...
Les grainetiers industriels ont ouvert la brèche dans laquelle tous les industriels veulent s'engouffrer.

"Ramasser des plantes" est assimilé à "faire n'importe quoi".
"Un minimum de contrôle" signifie que le droit encadrera chacun de nos gestes ne conduisant pas à l'achat de produits modifiés par une industrie agréée
et l'intervenant de (sa) bonne foi considère qu'un particulier "ramasse n'importe quelle plante" et non pas celles qu'il sait ou suppose bénéfiques.
Entendre cela me scandalise et me renvoie également à un autre scandale législatif : celui qui interdisait aux simples citoyens de transmettre la recette du purin d'ortie.
Alors je vous le dis, amis de la terre et des terriens, la rébellion silencieuse et douce nous appartient. Ramassons des plantes, faisons du purin d'ortie, œuvrons dans l'ombre et la lumière pour que notre sous-sol et nos organismes restent ou redeviennent sains...

Le journaliste n'était heureusement pas complaisant et a ainsi posé la question qui m'agitait :

"Mais l'industrie pharmaceutique ne nous a pas toujours donné que des produits inoffensifs et sûrs. Pourquoi seraient-ils plus fiables que les plantes que nous ramassons ?"

Car combien de médicaments ont été retirés de la vente pour leurs effets secondaires désastreux ? Comment pourrait-on croire que les laboratoires sont moins intéressés par l'argent que par notre bien-être ? Qui nous fera avaler des médicaments dont nous ne connaissons pas les effets néfastes à long terme ?
Comme un clin d'œil par anticipation, j'avais intégré ce funeste projet de loi à mon roman "la folie des trisantesmes" dont le thème principal est justement le contrôle total des choix les plus élémentaires de la Société par les instances gouvernementales.
Petit extrait de mon roman en cours :

Celui-ci, je le prends ou je ne le prends pas ?

Impossible de déterminer s'il souffre à cause de sa maladie ou par la faute du traitement qui soigne tout et n'importe quoi.
Les pilules de Toutenlév se reconnaissent à leurs couleurs marbrées indéfinissables, ainsi qu'à leur forme aléatoire, pour ne pas dire biscornue. Celles qu'Eugène prenait avant étaient roses, bleues, ou blanches le plus souvent. Elles étaient bien rondes ou parfaitement ovales. Elles avaient un nom rassurant, connu depuis des années, Déflatil, Proctalor, Cuoromen... Il fallait parfois s'habituer à un médicament générique ; ces maudits génériques, autres couleurs, autres formes, autres noms... Mais bon, on s'y faisait et le cerveau s'en débrouillait très bien au bout d'un certain temps. Au moins, même en se distinguant des originaux, les génériques étaient toujours semblables à eux-mêmes.
Tout a changé avec le recyclage, l'anti-gaspillage, les trous cumulés de l'assurance sociale et de la couche d'ozone, le réchauffement de la planète et le refroidissement des finances, tous érigés comme alibis à une vaste réforme de société... Un nouveau courant est né et s'est imposé. Les gouvernants ont plongé dans le piège édulcoré. La radio d'Eugène, justement, lui délivre le message quotidien des chaînes publiques, un message tutoyifère et infantilisant, qu'il connaît pas coeur :

« Salut à toi, homme du présent ! Il te reste des médicaments périmés ou dont tu n'as plus l'usage ? Tu es soucieux de l'environnement et ne veux pas les jeter dans une poubelle ordinaire ? Alors n'hésite plus, ramène-les au centre de récupération des médicaments de ton quartier, ou de ton canton si tu es un rural. Tu feras ainsi un geste citoyen, responsable et gratuit.
C'était un message du collectif Trisantème, Tri SAnitaire et Naturel de TEs MEdicaments »

On nous prend vraiment pour des cons, songe-t-il en avalant néanmoins le remède trapézoïdale strié de brun. Et le pire, c'est que ça marche, pense-t-il en avalant son verre d'eau, lequel passe par le trou du dimanche. Je suis un con parmi les cons.
Malgré tout, il accepte sa condition, et cela ne l'empêche pas de souffrir toujours plus. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Allez retrouver l'orientateur ? Je ne pourrais même pas conduire jusque là-bas...

La folie des Trisantesmes, Chapitre 2, Sébastien Haton

dimanche 9 janvier 2011

Certains jours, oui, et d'autres non

Souvenez-vous, ou découvrez : Un jour de mars 2010, j'ai écrit sur le verbe au vert "certains jours non" parce que ce jour-là, c'était un jour non.

Mais aujourd'hui, ce jour est oui, cent fois oui.

Or le 25 mars 2010... :

Certains jours, non.
Pas des jours sans, des jours non. Un "jour sans" ne peut pas exister. Il y a toujours quelque chose avec, sauf si le jour ne vient pas.
C'est rare en Bourgogne, que le jour ne vienne pas.

Mais c'est ainsi, je suis dans un jour non.

Ni colère ni larmes, pas même de désarroi ni d'amertume.
Mon jour non est une pensée pour certains de ceux que j'aime qui traversent tristesse, douleur.
Mon jour non est comme un serment d'amitié qui dit que je suis là, que je le montre peu, mais que je suis toujours là.
Mon jour non est une pensée pour ceux que j'aime qui ne traversent ni tristesse ni douleur.
Mon message du jour, comprenez-le, n'a rien à voir avec moi.
C'est un jour non qui n'appartient qu'à vous.

Dans la maison sous le lampadaire,
quelqu'un passe un jour non en pensant à vous.

jeudi 6 janvier 2011

J'ai deux amours...

...mon pays et Nancy !!

Je délaisse mes deux blogues depuis deux jours pour tenter de m'intégrer à un vaste projet lexicographique, tentative pour le moment fructueuse. Le travail promis me passionne et les idées se bousculent dans mon cerveau, dans lequel des tas de petites lumières s'allument en guirlandes !
Autant le dire tout de suite, 2011 ne sera pas une année à 14 romans. Mais au fond, ce sera une année fantastique.

mardi 4 janvier 2011

Les oiseaux et le froid

La semaine dernière, nous avons acheté une superbe maison-mangeoire pour oiseaux :

La maison en bouleau brut

J'aime énormément les oiseaux et cette opération "nourriture d'hiver" me permet d'en faire un micro-recensement à l'échelle de notre jardin. Notez que nombre d'espèces observées aux autres saisons n'ont pas montré le bout de leur bec (sans parler des migrateurs ou des rapaces, bien sûr).

Voici par ordre d'apparition depuis 5 jours sur la mangeoire et la boule de graisse associée :
mésange bleue
mésange charbonnière
mésange boréale
pinson des arbres
sittelle torchepot
verdier
fauvette à tête noire
moineau domestique
pic-épeiche (que c'est beau vu de près !!!)
merle noir
grive musicienne

Tant qu'il y aura ces oiseaux, mon espoir en une nature heureuse demeurera.

La première arrivée, la moins farouche et la plus agressive, c'est la petite bleue qui n'a pas l'air vilaine mais qui ferait fuir une cigogne :

La petite bleue si mignonne...

lundi 3 janvier 2011

417 ans et plus de sève...

Il y a onze mois, l'orme quadri-centenaire qui fait face à notre maison avait perdu une branche énorme à la suite d'une terrible tempête d'hiver.
Après avoir été soigné sommairement et difficilement, car il est couturé de partout, l'arbre majestueux fit péniblement des feuilles minuscules au printemps, signe avant-coureur d'un déclin définitif.
Cet orme est l'emblème de tout un village, le seul survivant d'une espèce qui a subi une pandémie absolument terrible.
Devant le château du XIème siècle abandonné, l'arbre se meurt.
A présent, nous espérons que les propriétaires du château daigneront vendre la bâtisse aux acquéreurs déclarés, puisqu'ils ne l'entretiennent plus depuis 25 ans et que c'est très énervant... mais c'est une autre histoire que je raconterai sans doute ici.
Voici le texte du 28 février 2010 qui relate l'événement, avec une superbe photographie des deux ancêtres de bois et de pierre :

La sous-préfecture nous avait prévenus : alerte orange sur tout le département jusqu'à ce soir 18h00. Ne sortez pas de chez vous, annulez vos manifestations populaires et festives, soyez prudents, ne campez pas sous un arbre mort à proximité d'un toit en vieilles tuiles abîmées...
Malgré toutes ces précautions, notre village a maintenu son repas annuel des associations. Nous devions être 42 et nous fûmes... 41. Le seul absent a eu un empêchement de dernière minute qui n'a rien à voir avec la météo. Mais je ne vous en dirai pas plus là-dessus, je ne suis pas sur le livre de mon visage. Bref, nous n'avons pas été prudents et nous avons vogué, insouciants, jusqu'à une heure avancée. Toutefois, au sortir de la salle des fêtes, il n'y avait pas un souffle de vent. L'air était doux, un peu humide, très agréable. Pas de tempête malgré l'avis.
Le drame s'est sans doute produit plus tard et personne n'en a été témoin.
Notre cher voisin, doyen du village, vénérable, inamovible, respecté de tous, réparé de partout, a perdu un bras.

le voisin démembré devant un contemporain qui ne va guère mieux.

Vous vous rendez compte ! Perdre un bras à 416 ans, c'est terrible. Ce n'est pas la première fois que monsieur L'Orme se blesse mais là on ne pourra sans doute pas le recoudre.
Et dire que l'un des conseillers municipaux me l'avait annoncé hier soir :
"Ça m'étonnerait pas que monsieur L'Orme perde un bras cette nuit. Mais bon, qu'est-ce qu'on peut y faire, hein ?"

Du fond du cœur, je souhaite qu'il se rétablisse malgré sa terrible blessure.

sa terrible blessure

samedi 1 janvier 2011

C'est ici...

C'est ici, alors que le Verbe au Vert est occupé par le bilan de mes écritures, que je viens vous souhaiter à toutes et à tous une très belle et heureuse année 2011.
L'envers du verbe reste pour l'occasion un diffuseur de bonnes pensées :))

Une toile de Véronique pour préciser mes voeux en abstractions picturales.
Elle a enfin mis en ligne quelques images de ses livres magnifiques (avec parfois des textes à moi) et des promesses d'expositions à venir ! Bien qu'elle ne poste pas souvent, son travail mérite qu'on s'y attarde. Demandez à tous ceux qui ont visité ses ateliers...